«...a ne se passera jamais, il faut être clair»
Et d'expliquer « Parce qu'aujourd'hui, vous avez une société commerciale qu'on a enrichie par un patrimoine qui est dans son actif dans les immobilisations aujourd'hui sur le plan comptable, vous verrez que ce patrimoine pèse lourd, plus que tout ce que la société a connu jusqu' présent».

Rappelant ainsi la gravité de ce litige foncier au-del du cas de la Sédima, l'avocat et ancien Directeur de l'Observatoire National du Développement Humain fait savoir, en prévenant tout de même qu'« il y a une prolifération de ces pratiques au niveau du département de Mbour, cause des enjeux économiques du moment et de tous les projets en vue et si on n'y prend garde, les étrangers seront propriétaires de toutes ces terres. Car imaginez, que l'Etat puisse permettre ce qu'une société commerciale bénéficie d'un droit de propriété sur 225 h dans un village. Si cette société tombe en faillite, cela veut dire quoî

Le patrimoine de cette société doit être vendu par les liquidateurs pour désintéresser les créanciers. On peut vendre des étrangers, des Américains, des Espagnols, qui viendront avec un pouvoir exorbitant sur nos populations et sur nos terres. Mais c'est très grave ce qui se passe ».

Toujours, sr cette question du foncier qui est l'origine de beaucoup d'agitations au Sénégal, l'avocat a fait remarquer que « le tripatouillage du foncier a été l'origine de notre conflit en Casamance, de conflit au nord du Sénégal, de rébellion affirmée un peu partout. C'est tellement sensible lorsque j'ai dit au départ que cette loi a régenté de façon correcte la question, mais c'est le comportement des hommes qui pose problème. Parce que lorsqu'on nous parle de légitimité et de régularité, c'est parce qu'on a un titre foncier».

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