AFFAIRE DES PRIMES DE SALISSURE A DAKARNAV : Les employés sont divisés

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Le Syndicat autonome des travailleurs des chantiers navals a »˜’rétabli » la vérité. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi au siège de l’Unsas, le secrétaire général et le chef de département dialogue social ont apporté des éclairages sur l’affaire de primes de salissure que certains travailleurs de Dakarnav ont perçues »˜’illégalement ».

 

Y a-t-il deux entités du Syndicat autonome des travailleurs des chantiers navals (Satnav) à  Dakarnav ? Tout porte à  le croire. Ceux qui étaient le 16 décembre dernier devant le tribunal de grande instance de Dakar, sont bien différents de ceux qui ont fait face à  la presse, hier, au siège de l’Unsas. Celle-là  est dirigée par Abass Fall qui accuse l’autre secrétaire général, Pascal Gomis, d’usurpation de fonction.

Ce dernier, à  l’en croire, a organisé, en toute »˜’illégalité », une assemblée générale ayant conduit à  son élection. C’est d’ailleurs Gomis qui est à  la tête des 128 travailleurs attaqués en justice par le directeur général de Dakarnav. Après un premier procès ayant mené au paiement de primes de salissure aux travailleurs de cette entité, la direction générale a contre-attaqué, en portant plainte contre les mêmes travailleurs à  qui elle réclame l’argent reçu.

Abass Fall accuse ses collègues d’avoir usé de »˜’faux et usage de faux » en présentant une requête au nom d’un certain Babacar Faye qui serait à  la retraite et à  l’insu de ce dernier.  

 Le chef du département dialogue social, Papa Birama Diallo, assure que ceux qui ont tenté cette procédure judiciaire ont »˜’abusé » du Sieur Faye pour apposer sa signature sur la requête dont il ignorait l’existence. »˜’Au niveau de la requête introductive, il été cité et en tête de liste un nommé Babacar Faye qui n’est ni de près ni lié à  cette affaire ».

En outre, au sein de Dakarnav, cette affaire de primes a actuellement pris une autre tournure. D’après les deux porte-paroles du jour, ce »˜’faux et usage de faux » de ces travailleurs a fait retourner la justice contre eux. Le sieur Faye s’étant présenté devant le juge pour témoigner de sa non-implication dans l’affaire, a conduit le juge à  »˜’disqualifier le mandat ».

»˜’Aujourd’hui, la cour d’appel a infirmé l’ordonnance du premier juge, créant un désarroi chez bon nombre de travailleurs désabusés, du fait de falsifications de mandat. En réalité, raconte le secrétaire général, le juge a disqualifié le mandataire syndical, pour avoir nommé dans sa requête introductive monsieur Babacar Faye qui n’est pas demandeur ».

Pape Birama Diallo dit avoir tenté de résoudre cette affaire de primes à  »˜’l’amiable ». »˜’Je demande une rencontre à  la direction avec les délégués et on va régler le problème à  l’amiable. Il y aura des remboursements, même pour ceux qui n’ont pas perçu. On fera de sorte qu’ils puissent rentrer dans leurs fonds », Mais, continue le chef du département dialogue social, »˜’ce qu’ils ont caché aux travailleurs, c’est qu’ils n’ont pas cassé l’arrêt du deuxième juge qui a disqualifié le mandat ».  

Et le SG d’ajouter : »˜’Il faut dire la vérité aux travailleurs (.) L’arrêt rendu par la cour d’appel et le pourvoi en cassation, c’est la triste histoire de cette mascarade, et ils le savent. Lorsque la direction a voulu porter plainte pour faux et usage de faux, nous sommes intervenus pour arrêter la procédure. Dieu sait, les conséquences allaient être désastreuses pour eux ».

Il appelle, cependant, les travailleurs à  rester »˜’soudés » pour »˜’défendre » l’outil de travail et »˜’hisser » Dakarnav parmi les entreprises »˜’élites » et »˜’performantes » qui génèrent de la richesse.

IBRAHIMA MINTHE (STAGIAIRE)

 

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