AFFAIRE HIBA THIAM – LEUR PROCES RENVOYE AU 13 JANVIER PROCHAIN : Dame Amar et Cie restent en prison

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Dame Amar et Cie retournent en prison. En effet, après avoir renvoyé leur procès au 13 janvier prochain, le juge correctionnel a rejeté leur demande de mise en liberté provisoire introduite par leurs avocats.

Alors qu'ils devaient être jugés hier, Dame Amar et Cie vont prendre leur mal en patience. Le juge de la 3echambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Dakar a renvoyé l'affaire au 13 janvier 2021. Ils ont été inculpés, suite à la mort par overdose de Hiba Thiam en plein couvre-feu, dans un appartement luxueux sis aux Almadies. Même si Me Seydou Diagne, avocat de la partie civile,a sollicité le renvoi, pour faire comparaître la mère, les frères et sÂœurs de la défunte, le magistrat a tenu à préciser que c'est pour plaidoirie que l'affaire a été renvoyée. En formulant sa requête, la robe noire a souligné que seul le père de la défunte a été cité, alors que ceux-ci doivent être convoqués pour faire part de leur peine.

S'agissant de la demande de mise en liberté provisoire formulée par les avocats de la défense, elle a été tout bonnement rejetée. Pour motiver sa décision, le juge a estimé que le trouble à l'ordre public ne s'est pas estompé. Ce, malgré les garanties de représentativité démontrées par les conseils des prévenus et l'absence de troubles à l'ordre public.

Selon Me Ousmane Diagne, les prévenus auraient dû bénéficier de la liberté provisoire, depuis 6 mois. A en croire la robe noire, ils sont présumés innocents. « Il n'y a plus de trouble à l'ordre public, car il s'est passé 9 mois, depuis les faits'', s'est justifié Me Cheikh Ahmed Tidiane Ndao.

Me Aboubacry Barro, lui, trouve que le trouble s'est considérablement estompé et le contexte de pandémie ne permet pas de les maintenir en prison, surtout qu'ils ont tous regretté. Après lui, Me Ciré Clédor Ly a déploré les nombreuses demandes de liberté provisoire rejetées. D'après lui, rien ne justifie la détention de leurs clients. « Ils sont déjà punis. Si vous les aviez jugés, au pire des cas, ça ne dépasserait pas trois mois. Les délais ont été violés'', a-t-il martelé.

Puis, demandant au parquet de ne pas s'opposer à leur requête, il a précisé que ses allégations ne sont guère des attaques à l'encontre du ministère public. « Nous vous demandons miséricorde'', a-t-il conclu.

Mais malgré les précisions de l'avocat, le maitre des poursuites s'est senti quand même atteint. « C'est bel et bien des attaques à notre encontre. Vous êtes en train de discréditer le parquet. Mais sachez que si ces personnes sont toujours en détention, c'est parce qu'on est dans le respect des règles qui sont prescrites dans le Code pénal'', a-t-il précisé. Avant de déclarer qu'il ne s'oppose pas à la demande de liberté provisoire.

Malgré cela, la chambre a mis son veto. De ce fait, Dame Amar, Aliya Bakhour, Ndiogou Bassel Papa Diadia Tall, Jacqueline Fatima Rigal alias « Poupette'' et le policier Lamine Diédhiou retournent à la citadelle du silence où ils séjournent, depuis le mois d'avril dernier.

AMINATA DIALLO

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