AFFAIRE MAKKA OU BAKKA : LA MACHINATION DIABOLIQUE CONTRE IDRISSA SECK.

AFFAIRE MAKKA OU BAKKA : LA MACHINATION DIABOLIQUE CONTRE IDRISSA SECK.

Dakarmatin Il y'a 3 semaines  Source

«La sagesse est grande, me semble-t-il, de souffrir la tempête avec résignation et de jouir du calme, quand il plaît Dieu de nous le redonner.» (Sévigné).

Après une levée de boucliers rare et bien orchestrée, consistant organiser une «lapidation» injustifiée mais très intentionnelle, contre Idrissa Seck pour le «tuer» politiquement, il m'est loisible de saisir «le calme du temps», pour atteindre les esprits apaisés et tenter de déjouer la machination diabolique de cette affaire «Makka ou Bakka».

Citons d'abord les propos d'Abdoul Aziz Kébé, pour attester de sa crédibilité dans son rôle d'érudit islamique, de chargé de l'organisation du pèlerinage mais non sans ignorer sa posture partisane:

«?Je me suis mis l'écouter et le réécouter. Et pour ne pas tomber dans les travers d'une interprétation subjective de ses propos, je les ai transcrits tels que je les ai entendus, de sa propre bouche: «Dieu dans le Coran ne parle pas de Makka hein, Il parle de Bakka. Et Bakka renvoie étymologiquement aux pleurs. Alors pourquoi on penserait que le lieu du pèlerinage serait ici ( la Mecque) et non Jérusalem?» Dixit Idrissa seck. Il me plaît de souligner le (?) et le conditionnel (penserait ?et serait?) contenus dans ces propos d'Idrissa Seck, qui expriment clairement une interrogation et qui dénotent une précaution conditionnelle de langage. Mr Kébé comme tous les censeurs et pourfendeurs d'Idrissa sur ce thème, sont tombés sciemment ou non, dans ce piège du langage; Hé Oui! Il ne s'agit pas l d'une affirmation ni d'une certitude. Idrissa Seck est assez connaisseur du Livre et de la Sunnah prophétique pour blasphémer sur cette question. Nombre de hauts faits et gestes de sa vie publique le prouvent, que seule une mauvaise foi caractérielle peut les lui dénier. S'interroger n'est pas douter. Cette question philosophique trouve sa réponse dans le Livre Saint où il est rappelé répétition comme pour servir de pédagogie:«Il y a certes des signes pour les gens doués d'intelligence». Si ses propos n'étaient pas tronqués et sortis de son contexte, sa réponse ne serait pas éludée. Répondant l'imam de la Mecque, Il lui rétorqua: «Venez avec les israéliens Dakar ?j'ai une petite idée l-dessus et je vous donnerai une réponse.» Et il ajouta ironique c'était une opération marketing pour les inciter, les inviter venir discuter entre frères ennemis.» Pourquoi diantre ces propos contenus dans sa déclaration complète ont-ils été tronqués délibérément? En outre, rappelons que les propos injustement incriminés d'Idrissa Seck, étaient une réponse certes quelque peu évasive et provocatrice, une question interpellative sur l'éternel conflit Israél-Palestine. L'homme politique qui souhaite diriger le pays et le musulman qui aspire une piété «haqqan», ne sauraient être insensible ce conflit politico-religieux. Le candidat Idrissa Seck a le mérite de vouloir faire jouer son pays un rôle majeur dans le règlement de ce conflit dramatique, sur lequel les pays arabes et musulmans ont longtemps fait preuve de cynisme et de passivité.

Et pour comble de malveillance, la dénaturation éhontée des propos largement «buzzique» d'Idrissa Seck, faisant croire que le mot Makka n'existait dans le Coran, démontre la plénitude de la manipulation. Le verset dont il faisait référence, parlant de Bakka existe bel et bien: «La première maison qui ait été édifiée, c'est bien celle de Bakka, bénie et une bonne direction pour l'univers» (Ali Imrân, 96). Merci Mr Kébé de le rappeler en nous professant avec pertinence que Bakka c'est Makka. Cependant Idy n'a jamais prétendu le contraire nulle part et aucun moment. Sa réponse est: «?aspirant devenir un musulman haqqan et être un fervent disciple de Serigne Touba, je ne saurais remettre en cause les prescriptions du Prophète (SAW) et les enseignements de Ahmadou Bamba». Il n'y a de «révisionnisme» que dans les esprits mal intentionnés qui versent facilement dans l'excès pour des desseins inavoués. Idy a effectué le Hajj et la Oumrah. Pour quelqu'un qui «aurait dit» que le lieu du pèlerinage ne «serait» pas le site sur lequel l'a accompli le Messager d'Allah et où il a défini le modèlé Pour ces affirmations gratuites et manipulatrices, il convient en ce mois béni de Ramadan, de dire «Astahfirullah»! Je n'aurais pas l'outrecuidance de rappeler aux censeurs en service commandé ce verset: «Dis mes serviteurs qui avez commis des excès votre propre détriment, ne désespérer pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux». (Sourate Az-Zumar: 53). Le repentir public d'Idrissa Seck, pour des propos injustement lui attribués mais qui ont pu blesser son frère musulman, lui donne assurément une hauteur de foi qui surplombe l'imposture de ses détracteurs impénitents.

Que dire des accusations fallacieuses de sionisme et de franc-maçonnerie, sans preuves et sans fondements, sur quelqu'un qui a le Coran comme bréviaire, lui servant de refuge dans les avions, les hôtels et partout où il peut combler sa solitudé C'est de notoriété publique, attestée par ses amis comme par ses ennemis. Le but visé n'est rien d'autre que de chercher casser l'image de modèle d'homme politique très ancré dans ses valeurs religieuses et sa culture sénégalaise. Il faut absolument lui substituer l'image de mécréant dans l'opinion publique. Si pour l'intellectuel virevoltant et aux multiples facettes politiques dont la plume mercenaire est connue depuis le torchon «le Messager», il est évident qu'il cherche donner des gages de servitude son énième maître lui servant de bras armé pour «descendre» le candidat Idy. C'est plus surprenant de la part d'un guide religieux qui s'autoproclame gardien de l'ordre moral et religieux et qui a eu décerner des satisfécits Idrissa Seck dont il prétendait que«le Sénégal ne se fera pas sans lui». Mais quand son «frère-ennemi» lui apporta sa caution dynastique en enjoyant Idrissa Seck de supplier leur pardon par respect de leur sainte lignée confrérique, je ne peux que m'incliner devant leur sacralité. Et de comprendre que le lobbying religieux des mollahs sénégalais est bien réel. Ils décernent des brevets de bonne piété et d'orthodoxie islamique, allant même jusqu' lancer des fatwas d'excommunication et d'apostasie sur leur frère musulman, du haut de leur trône médiatique d'où ils usurpent le pouvoir d'influence et de nuisance au gré de leurs intérêts, défaut de légitimité démocratique. Leur stratégie mercantile est bien connue, déj éprouvée sous Le Président Wade pour lui arracher des faveurs en espèces sonnantes et trébuchantes. Tous les Présidents du pays ont été victimes de leurs «chantages mystiques». Quel horreur de voir assimiler et comparer la sortie d'Idrissa Seck aux versets sataniques de Salman Rushdie. Le délire absolu pour des intellectuels «dames de compagnie». Le dégoût est bien l, sentant de toute la puanteur de ceux qui plongent leurs plumes dans la putréfaction de leurs basses oeuvres la place du maître. Où étiez-vous quand Macky Sall envoyait officiellement son Ministre des affaires étrangères, la Kippa sur la tête, se prosterner devant le mur de lamentation, rompant avec la longue tradition diplomatique de soutien indéfectible la Palestine. En matière de propagande sioniste, on n'avait pas fait mieux au Sénégal. Vous aviez préféré vous boucher le nez et fermer les yeux devant ce sacrilège diplomatique politico-religieux. Mais il est vrai que Macky Sall sait rétribuer les silences coupables par des «thiompal» prébendiers et des privilèges indus pompeusement appelés «modernisation des cités religieuses».

Idy menacerait-il ce point les intérêts de la république des mollahs sénégalais' Seul homme politique sénégalais afficher une intense inspiration islamique et coranique. Mais également il veut incarner l'image d'un intellectuel moderne affirmant son identité culturelle et religieuse mais ouvert la mondialisation de la révolution numérique. «N'ayez pas peur de rechercher la vérité par la science, car elle ne saurait contredire la parole divine source de toute vérité». Sa rhétorique politico-religieuse prend souvent des accents messianiques: «Allah est maître de mon destin'ne m'arrive que ce qu'il aura prescrit pour mon passage sur terre»; «je louerai notre Seigneur, autant de fois qu'il y a de souffles dans l'univers, pour avoir enchainé les causalités et aplani les difficultés, afin qué.». Ses proclamations de foi musulmane, devrait favoriser l'assentiment des guides religieux qui prêchent pour le retour Dieu. Mais c'est malheureusement lui qui leur inspire une répulsion craintive. Ce paradoxe s'explique par la complexité des relations la fois contradictoires et complémentaires qu'entretiennent le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel au Sénégal depuis toujours. La «laïcité sénégalaise» se fonde non pas sur le concept de la «séparation avec l'église» mais sur l'intégration des confréries religieuses, avec les privilèges octroyés par l'Etat y afférents. Le politique au service du religieux et vice versa, condition que les politiciens ne marchent pas sur le pré-carré des religieux qu'ils gardent jalousement. Idy le «mara» candidat la charge suprême de l'Etat pourrait-il brouiller ce code non écrit? C'est la crainte injustifiée de ces mollahs. Pourtant le candidat «mara» a affiché clairement sa «mouridité», comme gage de sa quête de droiture, de rectitude et de rigueur morale et religieuse. Si tant est que ces valeurs soient mourides, des référentiels Serigne Touba qu'il cite abondamment. Cette posture religieuse devrait rassurer et inspirer confiance. C'est méconnaitre hélas la lutte d'influence latente et insipide qui existe entre les foyers religieux, fruit des surenchères et rivalités qu'entretiennent certains lobbyistes religieux, pour toujours plus de prébendes. Idy le mouride dérange. Mais sa piété musulmane et son éthique républicaine devraient gagner plus le coeur du citoyen que du talibé.

Dans ces attaques en règle et en commandite contre Idrissa Seck, il y a indubitablement la volonté de créer le «contre feu» face aux bazookas tirés de partout dans les milieux universitaires pour se révolter contre l'assassinat lâche de l'étudiant Fallou Sène (Paix son âme au paradis)! Il fallait couvrir le bruit de la fureur des étudiants. La question inopportune du journaliste sur le conflit Israël- Palestine, posée Idy en dehors de cette actualité de révolte estudiantine, était le piège éviter. L'opération de communication qui consistait camper la radicalité face au crime d'un étudiant, s'est muée en erreur ou excès de communication au travers de la fausse dualité Makka-Bakka. Mais l'opinion n'est pas dupe de cette supercherie. Il est acté dans la conscience populaire que la duperie, la duplicité et le faux-fuyant sont les marques de fabrique de ce régime et de son chef. Il demeure toutefois vrai et certain que le cuirassé Idrissa Seck est touché mais pas coulé. N'ayez pas peur!

Chérif Ben Amar Ndiaye

Kaadoubitimrew.com

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