Alerte à  la bombe : De la sécurité du site à  la prise en charge médicale, rien ne doit être laissé en rade

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iGFM – (Dakar) La réaction «plus ou moins prompte» des Services de sécurité de l'Etat en réponse à  l'alerte à  la bombe à  l'hôtel Radisson Blu le mardi 5 août 2015, n'est pas la seule à  devoir être déclenchée en pareille circonstance. De la sécurité militaire, paramilitaire du site et environs en question à  la prise en charge médicale, psychologique, etc. des victimes, rien ne doit être laissé au hasard, a appris iGFM auprès d'un médecin militaire.«Quand on parle d'alerte à  la bombe, un dispositif sécuritaire est déclenché par les autorités compétentes, c'est-à -dire civiles (gouvernement) et militaires. A ces dispositifs s'ajoutent ceux de la santé dans les hôpitaux militaires et civiles qui doivent prendre immédiatement en charge les blessés dont certains peuvent souffrir de brûlures du 2e voire 3e degré du fait de la déflagration», a dit le médecin militaire.Soutenant que le service de déminage existe «bel et bien» au Sénégal et qu'est «opérationnel», le médecin militaire précise que «tout le dispositif sécuritaire est mis en place dès que les autorités militaires sont alertées. Pour ce qui concerne l'accueil des blessés, les hôpitaux civils peuvent être réquisitionnés pour les premiers soins médicaux prodigués aux victimes des radiations magnétiques ou chimiques».Les hôpitaux militaires sont de fait mis à  la disposition des blessés qui sont triés et pris en charge en fonction des «degrés de brûlure et des urgences».«L'explosion d'une bombe entraîne une déflagration qui peut provoquer des graves blessures dont des brûlures qui demandent une prise en charge immédiate et des soins très pointus en réanimation», indique la source soulignant que le problème du Sénégal pourrait se trouver dans la disponibilité des lits en cas d'explosion d'une bombe à  forte déflagration.«Nous n'avons que 15 lits pour les grands brûlés. En principe, les hôpitaux militaires et civiles doivent être en situation d'accueil dès qu'une alerte à  la bombe est confirmée par les autorités. Compte tenu des salles limitées de la réanimation, il faut une adaptation très rapide et opérationnelle des Services d'accueil d'urgence (Sau) pour recevoir les blessures très graves et les brûlés du 2e et 3edegré qui doivent être envoyés directement en réanimation.Le médecin de renseigner que le personnel de santé a sacrifié à  des formations pour une prise en charge optimale en cas d'explosion d'une bombe.La gestion ou prise en charge psychologiques des victimes est prise aussi en compte dans le dispositif sanitaire, précise le médecin militaire qui abonde dans le même sens que le commissaire divisionnaire Cheikhna Keïta parti à  la retraite.«Dès l'instant où on est averti, on doit être capable de faire face et d'aller à  l'essentiel afin de recevoir dans les meilleurs conditions les blessés. Il faut être préparé, savoir ce qu'il y a lieu de faire, procéder au tri en fonction de l'urgence et du degré des brûlures, envoyer en réanimation ceux qui doivent l'être et procéder aux premiers soins.» «Compte tenu de ce qui se passe en Afrique de l'Ouest et des deux alertes à  la bombe que nous venons de vivre en moins de 4 mois, on doit se former et apprendre à  gérer et faire face à  ces situations au cas où », dit le médecin militaire.Une première alerte à  la bombe au siège de la Bank of africa (Boa) aux Almadies, a mobilisé les forces de sécurité de l'Etat en mars 2015.Comme pour le Radisson Blu, un dispositif sécuritaire impressionnant avait été mis en place. C'était un canular et la gendarmerie nationale avait retrouvé et arrêté l'auteur de l'appel téléphonique. Charles FAYE

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