Arrêt des travaux devant Nabil-Choucair: La Dscos démonte les arguments de Banda Diop

Arrêt des travaux devant Nabil-Choucair: La Dscos démonte les arguments de Banda Diop

Setal Le 2019-12-14  Source

Au cours d'un point de presse, tenu ce mercredi 11 décembre, le maire de la Patte-D'oie Builders, Banda Diop, s'était «inquiété» de l'arrêt des travaux du projet d'aménagement paysager de la devanture du centre de santé Nabil-Choucair, entrepris depuis déj plusieurs mois.

L'édile de la Patte D'oie, Banda Diop, avait accusé la Direction de la surveillance, du contrôle et de l'occupation des sols (Dscos) de ne pas lui donner les «motifs» d'une telle mesure. Mais, après des investigations, le problème est beaucoup plus profond. Car, il ne s'agit pas en réalité d'un espace paysager comme l'a dit le maire socialiste, mais plutôt d'un «grand» chantier qui s'étend sur 100 mètres composé de 16 commerces de 32,48 mettre-carrés (avec une hauteur de 18,7 mètre-carrés). Pis, le projet devrait passer sur les réseaux de la Sde et de l'Onas.
Il nous revient de sources proches du dossier que c'est au cours d'une patrouille par les éléments de la brigade de gendarmerie de Dakar qu'il a été constaté sur le terrain qu'un chantier d'une grande envergure était en train de sortir de terre.
D'ailleurs, interpellé sur la question, le lieutenant-colonel Papa Saboury Ndiaye, directeur de la Dscos, révèle que les agents de contrôle ont servi, le 24 juin 2019, après une mission effectuée, deux jours plus tôt, sur le terrain et sur le document administratif délivré par les services compétents, une première sommation d'arrêt des travaux, en guise de motifs conservatoires.
«Cela permet de vérifier lesdits documents qui sous-tendent le projet, mais également leur légalité et leur régularité», explique-t-il.
Le colonel Ndiaye, qui dit avoir «constaté l'infraction», et en se basant sur les avis donnés par l'Ageroute et l'Onas, de renseigner en outre qu'une deuxième sommation avait été servie au maire, le 1er aout dernier, pour faire libérer l'emprise, «conformément aux dispositions du code de l'urbanisme».
«Autant nous contrôlons les particuliers, nous contrôlons aussi les promoteurs et les services de l'Etat sur la régularité des actes qu'ils posent», persiste le colonel Ndiaye. Qui n'a pas manqué de faire dans la menace: «Si cette sommation n'est pas respectée, nous appliquerons des mesures coercitives tel que c'est défini par le code de l'urbanisme».
Il est également signaler qu'au cours de son point de presse, l'édile de la Patte D'oie Builders avait soutenu avoir «requis les services de l'Ageroute qui (lui) ont fait un avis et dans lequel, ils (lui) ont fait montrer leur accord, le 20 mars 2019».
Mais, dans ladite correspondance que nous avons notre possession, et qui été adressée en même temps au directeur du cadre de vie et des espaces verts urbains, le directeur de l'Ageroute avait donné un «avis favorable sous réserve de soumettre pour validation les plans de construction jamais reçus».
Par ailleurs, il avait interdit «toutes autres installations mercantiles dans les zones du projet». Parce que, expliquait le patron de l'Ageroute, celle-ci «compte réaliser l'élargissement de l'autoroute Limamoulaye et que cette autorisation est titre précaire et révocable la première demande».
Dans une autre lettre datée du 22 novembre 2019, le directeur général de l'Ageroute, en réponse la correspondance du directeur de la Dscos du 27 septembre 2019, avait signifié ceci: « La visite effectuée par mes services compétents et les plans que vous m'avez transmis montrent que le projet met plutôt l'accent sur la construction».
Dans cette même lettre adressée au ministre des Infrastructures, celui du Logement et de l'Hygiène publique, au préfet de Dakar, la direction du cadre de vie et des espaces verts et au maire lui-même, l'Ageroute a clairement «demandé au maire (Banda Diop) de se limiter strictement l'aménagement d'espaces verts pour préserver le cadre de vie sur cet axe routier important».
En tout état de cause, lieutenant-colonel Papa Saboury Ndiaye estime que tous les services qui se sont prononcés, travers ce protocole, l'avaient fait sur la base des éléments fournis dans le premier document.
«Mais, notre grande surprise, ils ont glissé ce que vous venez de voir (les cantines). Ce n'est pas possible que des constructions aussi importantes soient érigées entre les habitations et l'autoroute qui dessert l'aéroport», a enfin précisé le directeur de la Dscos.


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