Assassinat de me Sèye : la famille du juge ne lâche pas l'affaire

Assassinat de me Sèye : la famille du juge ne lâche pas l'affaire

Dakarmatin Le 2019-05-15  Source

Cela fait 26 ans que le vice-président du conseil constitutionnel, Me Babacar Sèye a été assassiné. Un évènement qui est resté encore vivace dans les coeurs et les esprits des membres de sa famille, qui ne cessent réclamer justice. Plus d'un quart de siècle après cet évènement tragique, la douleur reste intacte. Toujours persistante parce qu'il n'y a plus de coupable dans cette affaire.

Les personnes qui ont été condamnées ont été amnistiées. Ainsi, la famille de Me Sèye ne tourne toujours pas la page de cette affaire. «Tourner la page, c'est se taire sur les injustices qui ont été commises. En voulant assujettir le pouvoir judiciaire pour de intérêts bassement matériels, on veut légitimer un assassinat. L'assassinat de mon père était organisé et légitimé. Tourner la page c'est la limite accepter que des mafiosi continuent sévir au Sénégal. On ne tournera pas la page aussi facilement tant que l'affaire ne sera pas élucidée», a déclaré le fils de Me Babacar Sèye en l'occurrence Abdou Sèye.

En effet, l'ancien vice-président du conseil constitutionnel a été assassiné le 15 mai 1993 alors qu'on attendait les résultats de l'élection présidentielle. Plusieurs personnes ont été arrêtées suite ce meurtre dont le mobile semble être politique. Me Wade, Viviane Wade (son épouse) et Abdoulaye Faye ont été accusés de complicité d'assassinat et d'atteinte la sûreté de l'Etat, mais ils ont été laissés en liberté. Inculpés, les accusés Amadou Clédor Sène, Assane Diop et Pape Ibrahima Diakhaté ont été placés sous mandat de dépôt.

Le procès a débuté le 26 septembre 1994 et a duré quatre jours. Le 30 septembre 1994, la Cour d'assise de Dakar rend son verdict. Elle inflige Mamadou Clédor Sène une peine de 20 ans de travaux forcés, l où Assane Diop et Pape Ibrahima Diakhaté ont écopé la peine de 18 ans de travaux forcés. Ces derniers ont été amnistiés sous le règne d'Abdoulaye Wade grâce la loi Ezzan.

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