Au Brésil, des dizaines de milliers de manifestants réclament la destitution de Jair Bolsonaro

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Pour le quatrième week-end consécutif, des milliers de personnes ont répondu à  l’appel de la gauche à  manifester contre la mauvaise gestion de la pandémie par le gouvernement. 
Des dizaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues samedi 24 juillet, réclamant la destitution du président Jair Bolsonaro pour sa gestion de la crise sanitaire alors que le bilan de l’épidémie dépasse le demi-million de morts. Les manifestants ont défilé pour le quatrième week-end d’affilée à  l’appel des partis de gauche et des syndicats notamment contre le président de droite, qui est visé par une enquête pour avoir présumément fermé les yeux sur des détournements de fonds publics dans l’achat de vaccins.
A Rio, des milliers de personnes habillées de rouge et portant des masques ont défilé sous des slogans comme « Dehors le criminel corrompu ». Les organisateurs avaient appelé à  manifester dans tout le pays « pour défendre la démocratie, la vie des Brésiliens et pour mettre Bolsonaro dehors ». A Rio comme ailleurs, les manifestants ont dénoncé le démarrage tardif de la campagne de vaccination au Brésil, le chômage massif, et ont réclamé davantage d’aides pour les populations pauvres confrontées à  la pandémie.
« Pour le retour de la démocratie »
 
« Il est très important que quiconque se sent offensé ou opprimé par ce gouvernement sorte dans la rue parce que nous devons lutter pour le retour de la démocratie », explique Laise de Oliveira, une employée des services sociaux de 65 ans venue manifester. La presse brésilienne faisait état dans l’après-midi de manifestations dans 20 des 26 Etats brésiliens. Ni les organisateurs, ni les autorités, n’avaient rendu publiques d’estimations du nombre de manifestants à  cette heure. Mais des grandes manifestations étaient attendues à  Sao Paulo, la ville brésilienne la plus peuplée avec 12,3 millions d’habitants, et dans la capitale Brasilia.
 Jair Bolsonaro est confronté au pire moment de sa présidence entamée en 2019. Son taux d’approbation a atteint un plus bas de 24 % et les sondages suggèrent qu’il perdrait l’élection présidentielle d’octobre face à  son prédécesseur de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, dont le Parti des travailleurs soutenait les manifestations de samedi.
Le Brésil a enregistré officiellement près de 550 000 morts du Covid-19, un bilan dépassé par les seuls Etats-Unis dont la population est supérieure de 120 millions à  celle du géant sud-américain. Jair Bolsonaro s’est montré ouvertement sceptique quant à  la crise sanitaire, à  la nécessité du port du masque et des autres mesures visant à  réduire la propagation du virus. L’opposition a présenté le 30 juin une plainte en destitution constituée de 20 accusations différentes contre le président, mais Jair Bolsonaro dispose toujours de suffisamment de soutien au congrès pour bloquer ces initiatives.

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