AUJOURD'HUI : 20 janvier 1973, Amilcar Cabral est assassiné

L'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert : voilà tout le sens du combat d'Amilcar Cabral. Cela lui vaudra la colère des autorités qui l'expulseront de la Guinée dans les années 1950. Après 1960, Cabral et son parti recourent à la lutte armée pour mettre fin à la colonisation. Il assassiné lors de l'un de ses déplacements le 20 janvier 1973, en Guinée Conakry.

Fondateur du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et des îles du Cap-Vert (PAIGC) en 1956, Amilcar Cabral jouera un rôle fondamental dans la libération de son peuple. Pacifique au début, le mouvement recourra à la lutte armée pour répondre à la répression instaurée par les autorités portugaises en Guinée Bissau. Son séjour de 4 ans hors du pays, pour cause d'exclusion entre 1954 à 1958, le motivera davantage dans sa quête d'indépendance.

Après l'avènement à l'indépendance des pays voisins tels que le Sénégal, la Guinée Conakry, le Mali, Amilcar Cabral intensifie les actions pour que la guinée et le Cap-Vert s'affranchissent aussi de la tutelle portugaise. Ainsi fera-t-il parler les armes avec la naissance, dès 1963, d'un front pour combattre militairement l'armée portugaise. Le PAIGC prend le dessus en contrôlant plus de 2/3 du territoire Bissau guinéen en 1968.

En 1972, la reconnaissance par les Nations unies de son mouvement comme entité légitime représentant des peuples de Guinée et du Cap-Vert annonce l'imminence de la victoire finale. Malheureusement, Amilcar Cabral ne verra pas le parachèvement de ce processus d'indépendance puisqu'il sera assassiné le 20 janvier 1973 en Conakry alors que l'indépendance ne sera reconnue par le Portugal que le 10 septembre 1974.

Par Ababacar Gaye/SeneNews
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