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Bac et fac ne riment pas au Sénégal ? (par Mingué Thiam)

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SENENEWS.COM ? Un vent de découragement souffle sur l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Nombreux sont les bacheliers qui, le jour de la délibération ignorent quelles études ils vont entreprendre.
Les élèves des classes de terminale sont livrés à eux-mêmes et très peu d'entre eux sont informés sur les opportunités qui s'ouvriront à eux après le baccalauréat et les obstacles auxquels ils devront faire face. Il est rare de voir des étudiants aller à la rencontre des élèves pour leur parler de l'enseignement supérieur et les lycées, dans leur grande majorité, ne disposent pas d'une structure d'aide à l'orientation.
C'est ce qui ressort de nos entretiens avec les nouveaux bacheliers qui arpentent désespérément les couloirs de l'université.
Un étudiant nommé Abdou Fall nous confie ne pas avoir été en contact avec des étudiants et ignorer tout du système de cumul des notes. « J'ai fait un mouvais choix et je me retrouve sans orientation?. Un autre bachelier abonde dans le même sens : « Moi, j?étais admis dès le premier tour. Je ne suis toujours pas orienté. Pourtant, j'avais de bonnes notes dans mes matièes dominantes?.
Face à l'opacité des critères d'orientation, certains pointent du doigt la corruption et le favoritisme. Ils affirment que la plupart des bacheliers dont les parents travaillent à l?UCAD ont été orienté dès la publication des premières listes.
Un autre frein à l'orientation des étudiants est la décision qui vient d'être prise dans le cadre de l?application du système LMD. Désormais les étudiants âgés de plus de 23 ans ne sont pas orientés dans les universités publiques du pays. Une injustice lorsqu'on connait toutes les difficultés que rencontrent certaines populations pour accéder à l'enseignement et surtout un non-sens par rapport à tous les efforts déployés pour encourager la scolarisation des jeunes en milieu rural.
Un nouveau bachelier, né en 1989 que nous avons rencontré devant la Faculté des Lettres et Sciences humaines ?FLSH?, se voit donc opposer une fin de non-recevoir et nous confie tout son désespoir. Par ailleurs, une autre bachelière du nom de Fatou Bâ née en 1991, donc a priori orientable, nous fait part de son incompréhension. Il semble que les critères sont arbitraires et aucune explication n'est donnée à tous ces bacheliers sur les raisons de leur éviction.
Toutes les raisons avancées ressemblent davantage à des prétextes pour ne pas aborder le véritable problème, celui du manque criard de places dans l'enseignement supérieur. Arrivés au baccalauréat, ces jeunes se retrouvent face à une impasse et les autorités rivalisent d'ingéniosité pour les évincer du système scolaire.
Ces bacheliers non orientés ne cèdent toutefois pas au fatalisme. Ils parlent d'aller en grève, d'empêcher les cours à l'UCAD voire de porter plainte contre l'Etat pour non-respect de leurs droits. Aux dernières nouvelles, l'Etat envisagerait de recourir aux universités privées pour garantir à ces bacheliers une formation d'une durée de trois ans.
Mingué Thiam
Etudiante UCAD
Mis en ligne par senereporter

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