CAN : La CAF et la gouvernance du football continental

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La CAN est, en toute évidence, l’évènement sportif majeur et certainement le plus populaire sur le continent africain. Une kermesse de cette ampleur est un vrai défi sur le plan organisationnel. Un challenge qui, pour être affronté de la bonne manière, nécessite des moyens consistants. D’abord, il faut de gros investissements financiers pour garantir la logistique (stades à  norme standards, hotels confortables pour l’accueil des délégations, un dispositif sécuritaire à  la hauteur, etc.). Il faut aussi des investissements immatériels partant de la bonne organisation et du management de l’évènement. C’est de la combinaison entre management sportif et gestion évènementielle que se trouve la clé de la réussite. 
Qu’en est-il pour cette CAN 2022? La question qui se pose aujourd’hui est celle de savoir si la Fécafoot a réussi l’organisation de cette CAN 2022? S’il est prématuré de dresser un bilan définitif et d’évaluer le degré de réussite, on peut tout de même relever des faits évidents qui jusqu’içi ont entaché l’organisation. Nous avons vu des matchs se jouer dans certains stades pour lesquels il y’a beaucoup à  redire en terme de qualité des infrastructures. C’est difficile de voir du beau foot avec des pelouses qui semblent des champs de choux en saison sèche. Il est difficile de ne pas s’émouvoir quand on a vu des faits « épiques » en terme de décision arbitrale. Le protocole sanitaire anti-covid soulève des doà»tes sur la manière dont il est geré. Il y’a déjà  des suspicions sur les contrôles et leur fiabilité. En outre, le marketing de l’évènement semble être confiné à  un niveau régional, la couverture médiatique est marginale. Si ce n’était la galaxie des médias sociaux qui relançaient les matchs, il aurait été difficile de suivre cet évènement. Et là , il faudrait se demander le pourquoi on ne réussit pas à  vendre au monde ce rendez-vous du football africain? Le produit n’est-il pas bon ou bien c’est la stratégie de marketing qui est inexistante? Certes, le problème transcende le football. Il est dans la représentation caricaturale, les préjugés et la perception négative des choses du « continent maudit ».  L’Afrique du renouveau attend encore.
Pour rester dans l’argument de la CAN, il faut dire que sur le banc des accusés il y’a la CAF. C’est l’instance suprême qui a la responsabilité première de la gouvernance du football africain. Oui, les problèmes que nous avons déjà  vu sont imputables d’abord aux dirigeants de la CAF. Même si, à  certains égards, la Fécafoot aura eu ses manquements. Sur le plan logistique, il faut dire que certains stades n’auraient jamais dà» être idoines pour accueillir un match de la CAN. ce propos, le coup de gueule de l’ancien internatiomal sénégalais Demba Bâ en dit long sur cet aspect. Demba Bâ est connu pour son sérieux, sa bonne éducation, son sens de l’équilibre et sa fibre patriotique. S’il se désole lui, qui n’est pas un gueulard, c’est qu’il ambitionne un plus grand respect pour cette compétition.

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