Cas Kara et Serigne Moustapha Sy : L'Etat est-il à mesure de démanteler les milices !

Par , publié le .

Actualité

L'affaire Serigne Modou Kara Mbacké du nom de ce guide religieux dont des pratiques de torture sont constatées dans ses centres de redressement par la Gendarmerie, relance le débat sur ses recrutements qui pullulent dans notre pays. Dans l'approche de ces mouvements, l'on identifie puiseurs types de milices. En effet, religieux et hommes politiques cependant se font la part belle.

Les organisations de milices font légion sous nos cieux. Chaque confrérie religieuse sa milice et à chaque homme politique sesbodyguards. Quid d'autres personnalités qui s'estiment importantes au point de se tailler une garde rapprochée à la dimension de milices.Et, pourtant, tous ces mouvements sont formellement interdits par la législation sénégalaise. Seules les gardes rapprochées sont tolérées et admises.

La loi sénégalaise a clairement identifié les personnes qui peuvent disposer d'escorte, de garde rapprochée ou de cordon de sécurité. Malheureusement, pour être à la mode et se montrer importants, les footballeurs, politiques, marabouts et musiciens se mettent à recruter des grosbras.

Ainsi, les centres de redressement du guide religieux Serigne Modou Kara Macké découvert par la gendarmerie nationale qui pistaient des voleurs ,ont relancé le débat sur la suppression ou non de ces milices hétéroclites et où les tenants du pouvoir se font la part belle. Dans ces centres de redressement du guide religieux, les pandores ont découvert des jeunes âgées de 17 à 42 ans.

Ils souffraient visiblement de malnutrition et plusieurs d'entre eux étaient blessés. Ils ont été pris en charge par les éléments de la section de recherches. Ils les ont évacués au niveau du service de santé de la gendarmerie nationale située à la caserne Samba Diéry Diallo et à l'hôpital Principal de Dakar avec l'aide du médecin chef de la gendarmerie nationale.

Ainsi, on peut en citer entre autres la «milice» de la «Dahiratoul moustarchidine wal moustarchidaty», créée par Moustapha Sy à la fin des années 70, regroupant en son sein des hommes et des femmes avec comme seul objectif «duvrer pour la valorisation des enseignements du Prophète Muhammad (Psl)», dit-on.

Egalement, durant la célébration des Gamous, on constate une sorte de milice religieuse en charge d'organiser ces événements. Durant les campagnes électorales, les candidats recrutent des sortes de milices tantôt appelés garde rapprochés pour assurer leur sécurité. Les musiciens de renom se payent aussi des gardes rapprochées pour se protéger. Et les calots bleus du Pds et ceux de l'Apr?

A l'évidence, le mal est plus profond qu'on ne le pense car l'Etat semble indifférent à ces formes de milices qui font légion dans notre pays. En général, on n'en parle que lorsque ces mouvements suscitent des problèmes comme l'affaire des centres de redressement. Et pour y mettre fin, l'Etat est obligé de se faire violence puisque des tenants du pouvoir ne seraient pas en reste dans ces pratiques peu orthodoxes aux antipodes de la loi.

Assane SEYE-Senegal7

O commentaire

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié. Champ obligatoire (*)

Défiler vers le haut