[Chronique] Freestyle d’une Sokhna : L’erreur (Par Amal Médina)

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A priori la sottise, la connerie ou encore la faute décrivent  plus ou moins le même sens à  savoir un acte dénué de raison. 

Par instinct naturel, nous avons une perception de crainte à  l’endroit de l’erreur ce qui semble assez logique dans un certain sens car projetant le négatif de prime abord.

Néanmoins, avec une analyse plus poussée nous arrivons à  comprendre le sens majestueux de ce mot.

Phonétiquement  » erreur » sonne justement avec « errement » et par le plus bel des hasard les deux s’accordent parfaitement autant comme synonyme.

Tout d’abord, il est nécessaire de préciser que l’erreur fait partie intégrante de la nature humaine due de part son imperfection. De même, réaliste de ne surtout pas omettre la véracité de son utilité ; une personne normalement constituée a nécessairement besoin de  faire des erreurs avant tout afin de se sentir un peu plus humain et plus encore pour son propre apprentissage de la vie.

Par conséquent,  il nous est nécessaire dans notre cheminement de vie de commettre des erreurs qui sont des indices déterminant la rectitude par rapport non seulement à  l’élévation de notre âme, de notre développement personnel et surtout à  nos choix de vie.

Par ailleurs, s’il demeure certes naturel pour l’humain de faire des actes déraisonnables , notre espace de vie en revanche reste régi par des règles pré établies procurant à  tout un chacun la possibilité de vivre sereinement ses droits et devoirs. Dès lors, la législation de chaque contrée instaure ses propres lois afin d’en déterminer les limites et conséquences en cas de non-respect.

Remarque, la nature ou la divinité qui sommeille en chacun de nous a été le précurseur des régulateurs en inculquant principalement à  chaque être dès sa naissance la notion de morale permettant à  discerner le bien du mal et d’en apprécier sa véritable nature.

Cette même divinité revient de nouveau à  la charge, nous dotant cette fois d’une nature imparfaite qui nous mène le plus souvent à  fauter.

Ces dernières peuvent paraître petites, graves, sans conséquences et même fatales néanmoins quoi qu’il en résulte, le premier baromètre faisant état de mesure de la nature de l’impact de notre faute reste notre propre conscience qui,  réalise d’abord un constat, puis une analyse découlant le plus souvent sur soit un sentiment de colère ou culpabilité ( peine, honte, dégoà»t, peur…) manifester par des émotions selon le caractère de chaque sujet. 

Par ailleurs, la maturité et la sagesse nous font bien des fois douter de la fiabilité de cette dite conscience ; une petite précision,  la culpabilité provoquée par un acte peu flatteur ou même horrible est parfaitement juste et pourrait même s’identifier à  de la bravoure en soi, qui le plus souvent résulte sur une morale et sagesse facteur de changement considérable chez l’individu. 

Cependant, quand la culpabilité est décuplée au superlatif et qu’il s’érige en bourreau, à  ce moment il devient absolument destructeur. Une faute commise, qu’importe son impact devrait indéniablement découler sur une leçon qui arrive certainement au rythme de l’impact provoqué mais pas que surtout avec l’aide et la grâce du créateur dans l’entendement d’un croyant.

Dès lors, il devient capital pour l’être humain après avoir reconnu sa faute, de s’atteler à  une réparation,  d’en tirer une morale, de s’armer de clairvoyance et de ne surtout pas s’attarder à  faire l’autopsie de ses erreur en scénarisant les « si j’avais » à  moins qu’il ne soit un « si j’allais de l’avant ».

En conclusion, l’erreur reste humaine, en revanche le pardon l’est encore plus. De ce fait, il est judicieux d’apprendre à  apprivoiser la culture du pardon tout d’abord avec soi mais aussi avec l’autre .

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