Coronavirus : autopsie d'une catastrophe

Coronavirus : autopsie d'une catastrophe

Seneweb Le 2020-03-22  Source
À nos gouvernants d'y répondre. Dans l'intervalle, il revient aux technocrates, aux intellectuels et autres stratèges africains d'analyser ce qu'il faut bien appeler l'effondrement des sociétés occidentales.

Ainsi le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, alors que plusieurs pays asiatiques étaient depuis longtemps sur le pied de guerre et que le coronavirus alignait les morts et asphyxiait les systèmes de santé, le gouvernement espagnol autorisait des centaines de milliers de femmes manifester gaiement contre le « patriarcavirus ». Le même jour, transcendant le clivage progressistes-nationalistes, le parti d'extrême droite Vox rassemblait lui aussi 9 000 personnes Madrid. Quelques jours plus tard, le gouvernement espagnol annonçait que l'épouse de Pedro S¡nchez, président du gouvernement espagnol, qui avait participé la fameuse marche, était contaminée. Dans la foulée, on apprenait que Javier Ortega-Smith, secrétaire général de Vox, était également infecté.

Que s'est-il exactement passé en Europe ? Dans un remarquable article pour le Boston Globe, le journaliste italien Mattia Ferraresi est catégorique : dans son pays, la faille a été fondamentalement morale : « Beaucoup d'Italiens, moi inclus, n'ont simplement pas vu la nécessité de changer leurs habitudes face une menace qu'on ne voyait pas. » Pis, quand bien même il avait rassemblé suffisamment d'informations sur le virus, le journaliste admet avoir manqué de « courage moral » : les faits n'affectaient en rien son comportement.

Nous vous recommandons

Actualité

[

Dakaractu

Actualité

Hong Kong : la veillée pour Tianamen interdite, une première en 30 ans

Senegal7