Coronavirus : Les malades mentaux, ces vecteurs oubliés dans la nature

C "est Ansoumana Dione qui va être content! cet infatigable défenseur des malades mentaux, avait invité l'Etat à se pencher sur le sort de cette couche vulnérable, pouvant être porteurs et même vecteurs du coronavirus.

Son appel a été entendu, puisqu'il travaille actuellement avec le ministère de la santé, dans un comité ad hoc. «D'ici quelques jours«, annonce-t-il, «ces malades mentaux vont être pris en charge». Poursuivant, il précise à nos confrères du Témoin qui ont recueillis ses propos : « Je devais laisser la primeur au président de la République, au ministre de la Santé ou aux autorités compétentes de livrer cette information, mais je dois reconnaître que votre journal a la primeur de cette information par rapport à la prise en charge des malades mentaux errants».

Le combat d'Ansoumana ne s'arrête pas à Dakar, puisqu'il voudrait que le centre de Kaolack soit restitué à L'Assam. Les raisons sont simples: , « Nous devons faire en sorte que ces malades soient à l'abri de la population en les prenant en charge au niveau de notre structure de Kaolack qui pourrait nous être restituée pour que ces malades puissent être traités à tour de rôle. La priorité sera donnée aux départements les plus affectés au covid 19. Aujourd'hui la ville de Touba et les régions de Dakar, de Saint Louis et de Ziguinchor, entre autres, devront être prioritaires par rapport à ces malades mentaux. Nous allons récupérer l'ensemble des malades qui se trouvent dans ces départements pour les faire interner dans notre structure pour que, une fois stabilisés, ils puissent regagner leurs familles d'origine. Ensuite, nous mettrons d'autres malades qui errent dans les rues des autres régions affectées pour qu'ils puissent eux aussi accéder aux soins, bénéficier d'un soutien. Ils peuvent propager la maladie sans pour autant en souffrir c'est-à-dire la transmettre en douceur. Ce sont non seulement des personnes à risque, mais encore ces malades peuvent aussi transmettre la maladie à d'autres individus en cas de contamination », prône Ansoumana. Son seul regret, c'est que le chef de l'Etat ait reçu une partie des forces vives de la nation, en ignorant ceux -là qui devaient être les premiers à être reçus au palais pour une meilleure réponse face au virus qui affole la terre entière.

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