Covid-19: Castex annonce un couvre-feu national à  18h dès samedi

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L’heure du choix politique. Au lendemain d’un nouveau Conseil de défense sanitaire, l’exécutif doit tenir une conférence de presse, jeudi 14 janvier à  18 h, o๠sont attendues d’éventuelles nouvelles restrictions pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Parmi les pistes sur la table, un couvre-feu national dès 18 heures pourrait être envisagé.

Jean Castex sera pour l’occasion entouré de pas moins de six ministres : Olivier Véran (Santé), Jean-Michel Blanquer (Education nationale), Bruno Le Maire (Economie et Finances), Elisabeth Borne (Travail), Roselyne Bachelot (Culture) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur).

Dans la matinée, le Premier ministre se rend d’abord à  Metz, sur le thème de la vaccination qui, après un démarrage critiqué pour sa lenteur, doit continuer à  accélérer : quelque cinq millions de personnes de plus de 75 ans pourront s’inscrire dès jeudi, sur Internet ou par téléphone, pour se faire vacciner à  partir de lundi prochain.

Si l’extension du couvre-feu dès 18 h au-delà  des 25 départements déjà  concernés par la mesure, semble acquise, reste à  en déterminer son ampleur.

« L’intérêt, c’est de contrer ‘l’effet apéro’, » a reconnu mercredi soir le patron de La République en marche, Stanislas Guerini pour justifier la mesure qui, selon lui, a déjà  permis « une circulation moins importante » du virus dans les territoires o๠elle s’applique déjà .

Un reconfinement semble en revanche pour l’instant écarté, selon plusieurs sources gouvernementales, même si l’exécutif s’inquiète de la circulation du variant VOC 202012/01, qui a provoqué une flambée épidémique au Royaume-Uni.

Alors que plusieurs autres voisins européens »“ dernier en date, le Portugal »“ ont décidé de se reconfiner, les Français semblent eux-mêmes s’y résigner : selon un sondage Elabe, ils sont 83 % à  penser qu’un troisième confinement aura lieu « dans les prochaines semaines ».

La situation sanitaire française est « paradoxale », a mis en exergue mercredi le président du Conseil scientifique qui guide les choix de l’exécutif, Jean-François Delfraissy.

« D’un côté, on a une France qui se situe mieux que l’ensemble des pays européens (au niveau des contaminations) ; de l’autre, on a des chiffres qui stagnent, voire en légère augmentation depuis la mi-décembre, on n’a pas encore le retentissement exact des conséquences des fêtes du 31 décembre, et on a un taux d’occupation des lits en hospitalisation et réanimation relativement élevé, mais qui ne s’emballe pas », a-t-il développé sur France Info.

Appels à  la patience

« On n’est pas dans l’extrême urgence », a encore estimé l’immunologue, qui recommande de laisser les écoles ouvertes. L’exécutif a déjà  annoncé qu’il ne fermerait les écoles qu’en « ultime recours », mais un protocole plus strict encore dans les cantines n’est pas exclu.

Environ 20 000 nouveaux cas sont comptabilisés chaque jour, loin des 5 000 espérés à  la mi-décembre par le gouvernement.

Mercredi, plus de 23 000 contaminations ont été enregistrée en 24 heures et la pression hospitalière ne faiblit pas, selon les données de Santé publique France.

« On est dans une sorte de course de vitesse entre l’apparition de ce variant » et « la vaccination des personnes les plus fragiles », a déclaré Jean-François Delfraissy.

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Devant les sénateurs, Jean Castex a vigoureusement défendu mercredi la stratégie française en exhortant à  ne pas « s’autoflageller », tout en multipliant les appels à  la patience.

La carte des centres de vaccination doit être mise en ligne dans la journée sur le site public sante.fr, qui renverra vers les trois plateformes privées sélectionnées par l’Etat (Doctolib, Keldoc, Maiia).

Selon le dernier bilan, plus de 247 000 personnes ont reçu leur première injection, alors que la France disposait la semaine dernière d’un million de doses du vaccin Pfizer/BioNTech.

Les chiffres ont connu une nette accélération après l’ouverture de la vaccination aux professionnels de santé, pompiers et aides à  domicile de plus de 50 ans ou à  risques. Mardi matin, moins de 30 000 résidents 'gés des Ehpad avaient reçu le vaccin.

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