Demande du président Macky Sall tendant l'annulation de la dette : « Les partenaires bilatéraux et multilatéraux seront obligés de l'examiner » (Mankeur Ndiaye)

Demande du président Macky Sall tendant l'annulation de la dette : « Les partenaires bilatéraux et multilatéraux seront obligés de l'examiner » (Mankeur Ndiaye)

Dakaractu Le 2020-04-05  Source

Le président de la République, Macky Sall, lors de son discours la Nation du 3 avril dernier, avait réclamé une annulation de la dette de l'Afrique, estimant que son économie allait être « durablement » impactée par la pandémie du Covid-19. Ce sujet épineux s'est invité dans un entretien téléphonique sur iTv, entre Mamoudou Ibra Kane et Mankeur Ndiaye, depuis Bangui en République centrafricaine.

Au terme de quelques minutes de discussions, après avoir longuement passé en revue les sujets sanitaires et économiques, l'ancien ministre des Affaire étrangères, a évoqué une réunion des dirigeants du G20, interpellés ce sujet.


«C'est une offre de négociation. Elle est sur la table, comme d'autres offres également, qui sont sur la table. Les partenaires (bilatéraux et multilatéraux) seront obligés de l'examiner», a dit le représentant du secrétaire général des Nations Unies en RCA.


Le chef de la Minusca a laissé entendre que la demande du président sénégalais est «sérieuse». «Et, ce n'est pas un jeu. Je voulais parler de la proposition revoir la suspension immédiate des paiements de la dette publique comme privée. C'est une proposition qui est aussi sur la table. Nos partenaires donneront suite cette proposition dans un sens ou d'un autre. C'est une initiative qu'il faut absolument appuyer», estime le diplomate sénégalais.


Mankeur Ndiaye parle de la création d'«un espace budgétaire pour les mesures d'intervention urgentes prendre contre le Covid-19».Mais, il n'a pas voulu trop avancer sur l'idée de suspendre, avec effet immédiat, les paiements au titre du remboursement de la dette des pays IDA, qui en demandent une dispense.


Pour rappel, la Banque mondiale et le FMI avaient lancé un appel, mercredi dernier. Selon les deux institutions, il était «impératif d'apporter une forme soulagement aux pays en développement et d'envoyer un signal fort aux marchés des capitaux».


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