Dire que l'Apr-France n'est ni un parti, ni une alliance relève d'une lapalissade.

Dire que l'Apr-France n'est ni un parti, ni une alliance relève d'une lapalissade. À moins de 13 jours des présidentielles, le parti du président Sall traverse les moments les plus difficiles cause des dissensions aiguës qui minent cette fédération politique qui fonctionne comme un "GIE". Un parti confronté un problème de leadership (homme et femme) et de la recherche effrénée de sinécures et d'argent. Sans oublier les démons de la division qui annoncent les prémisses d'une défaite.

Finalement Demba Sow le moins pire

Quoique l'on dise sur la gestion de Demba Sow, le prédécesseur de Ahmeth Sarr, il a su "gérer" les humeurs et les pulsions de militants (es) provoquées par le désir de s'identifier la Dse-Apr-France. L'ancien syndicaliste a su tenir le gouvernail malgré les croche-pieds des conspirateurs professionnels du parti.

Certes il n'a jamais fait l'unanimité, mais ce proche de Madame Mbacké, vice-consul du Sénégal Paris. L'homme est un redoutable homme politique et fin négociateur. Il négociait et faisait des concessions selon les contextes et les circonstances pour mettre l'aise les clans et le Président Sall.

Rompu la négociation et aux conciliabules, l'ancien syndicaliste de la CGT, élu député de lors des dernières élections législatives, a regagné l'Assemblée nationale où il accomplit tant bien que mal son travail pour les Sénégalais de l'extérieur. Cette élection l'Assemblée sénégalaise lui aura coûté son poste de coordinateur de l'ARP en France. En effet, dès son élection, un group a mis en place un schéma pour le liquider.

Et le schéma connaitra son épilogue avec l'intronisation d'Ahmeth Sarr, fruit d'une longue et interminable manoeuvre politique pour liquider un adversaire que l'on considère comme étant le "noeuds gordien" du parti.

Mais par son manque de charisme, Ahmeth Sarr donc peu de gens voyaient la tête de la structure, vue le potentiel que regorge le parti en France. Il a fallu le déplacement du président en personne pour l'imposer aux militants, après avoir mis Badou Sow, l'actuel coordonnateur de BBY-France, son adversaire, devant le fait accompli.

Mais les conditions dans lesquelles a été mise en selle le successeur de Demba Sow par certains "hommes de Macky Sall dans la diaspora " font que celui-ci n'a pas les coudées franches. "Il est redevable envers plusieurs personnes". Il est donc obligé de poser des actes pour satisfaire toutes les sensibilités politiques qui l'ont porté au pinacle.

Madame Mbacké, la mal-aimée des femmes

Si la mobilisation des femmes est dans la conquête et la conservation du pouvoir est indispensable, cela suppose avoir une responsable qui tire la troupe et fait autorité. Sauf qu'au de l'APR en France, c'est loin d'être le cas. Avec madame Mbacké, vice-consule, on l'adore ou on l'abhorre,

Très contestée et malgré les remous qui secouent perpétuellement l'instance des femmes du parti qu'elle préside, elle semble être intouchable. Elle cristallise le débat au sein des femmes du parti, au point qu'un autre comité des femmes parallèle a été mis en place par la bande de Thiabatel Sall pour la débarquer.

Ces dernières estiment que Madame Mbacké "ne travaille pas pour le parti, que son arrogance et son indifférence l'égard de ses camarades de parti suscitent autant de haine son endroit", estiment des dissidentes. Mais la vice-consule est une redoutable femme politique. Elle a échappé jusqu' hier, lors du meeting d'ouverture de la campagne électorale aux Mureaux dans les Yvelines, aux manoeuvres de sabotages. Elle ne lâche jamais ses cibles, et se fait entourer par ses fidèles.

Et comme elle le ressasse chacune de ses sorties médiatiques, pour elle, l'Apr-France est son bébé. Elle l'a mise au monde, biberonnée, et que personne ne peut l'enlever dans ses bras. Et elle semble avoir raison. Car Jusqu' présent, toutes les tentatives pour la débarquer restent vaines. Et les dissensions sont ostentatoires entre Awa Diop Mbacké et la bande de Thiabatel Sall.

Chantages et détournements tous azimuts

Comme si c'était dans les gènes du parti, des histoires d'argent rythment le quotidien de ce parti en France. Beaucoup pensent que militer l'APR peut les procurer une rente. À chaque démission, le Président Sall a déployé ses mallettes pour les ramener au « bercail ».

Si ce n'est pas une histoire de démission aux allures d'un scénario digne d'un film de chantage ou de raquette, ce sera une affaire de détournement de fonds destinés aux activités du parti qui défraie la chronique. Comme quoi en matière d'argent, il y a toujours boire et manger chez les marrons-beiges.

Tous ces faits, moins de deux semaines des présidentielles, semblent indiquer une fin de règne.

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