D’o๠vient l’expression «peigner la girafe» ?

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L’expression « peigner la girafe » est, ou était, utilisée pour qualifier une tâche ennuyante. Ses origines supposées apparaissent diverses.

Il est fort possible d’avoir vécu sa vie sans avoir jamais lu, ni entendu, l’expression «peigner la girafe». Elle existe pourtant bel et bien, et traduit une tâche répétitive, fastidieuse et ennuyante. On peut donc dire d’une personne qu’elle «peint la girafe «pour dépeindre une activité potentiellement longue et sà»rement très peu emballante. Un rapide décryptage étymologique permet d’ailleurs de remarquer que du fait de son interminable cou, la girafe peut, en effet, apparaitre littéralement comme longue à  peigner.

Si plusieurs origines livrent gentiment bataille, on leur attribuera le XIXe siècle en point commun. La première se rapporte à  l’explication ci-dessus, en y ajoutant le caractère inutile de la chose puisque le poil de la girafe est connu pour être ras et dur. En 1896 paraissait le dictionnaire argot-français et français-argot de George Delesalle. Un ouvrage dans lequel figurait l’expression «peigner la girafe», o๠celle-ci signifiait alors «ne rien faire».

Une autre hypothèse, a priori plus marquante, est datée du 14 novembre 1826. En ce jour, le roi Charles X recevait du khédive d’Egypte, Méhémet, une girafe du nom de Zarafa. Après un hiver marseillais, l’animal avait été conduite à  Paris et logée au Jardin des Plantes. Il se disait qu’un soigneur, qui la suivait partout, se chargeait entre autres de la peigner. Du côté du journal Libération, on ajoute la piste d’un gardien de ce même Jardin des Plantes qui avait pour coutume de dire qu’il «peignait la girafe»  quand son supérieur lui demandait des comptes. Un gardien qui, nous précise-t-on, était «réputé pour se tourner les pouces mais doté d’un certain sens de la formule,».

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