Droit de vote des détenus

Toujours lors du Comité des Nations Unies des Droits de l'homme, l'inéligibilité de Karim Wade et Khalifa Sall a été abordée. Sur cette question, Seydi Gassama a déclaré, hier: "Les experts du comité sont inquiets sur le fait que (leurs) condamnations aient entraîné (leur) inéligibilité? Au-del de ces deux cas, il y a quand même au Sénégal beaucoup de personnes qui sont dans les liens de la détention et qui jouissent de tous leurs droits civils et politiques. Et pourtant, ils sont privés du droit de vote.

Le rapport a parlé d'environ quatre ou cinq mille personnes qui seraient en détention. Concernant l'inéligibilité des personnes en détention préventive, on peut penser que la jurisprudence Khalifa Sall a réglé le cas, puisqu'il avait été autorisé se présenter aux élections législatives, alors qu'il n'avait pas encore été condamné de façon définitive.

Donc, il y a cette jurisprudence qui ferait que, demain, si un détenu veut se présenter une élection, on ne pourrait pas l'en empêcher. Pour ce qui concerne le droit de vote, c'est vraiment un déni du droit fondamental des détenus qui est commis par l'Etat du Sénégal. Aujourd'hui, nous avons, d'ailleurs, attiré l'attention (des participants) au dialogue national sur ce déni de droit privé des citoyens."

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