En «guerre» contre Macky, puis reçu au Palais : Que vaut Cissé Lô l'Apr ?

En «guerre» contre Macky, puis reçu au Palais : Que vaut Cissé Lô l'Apr ?

Senegal7 Le 2020-01-17  Source

La question mérite d'être posée. Moustapha Cissé Lô, est un «ton libre». Il lui est permis ce qui semble être interdit aux autres responsables de l'Apr, et autres proches du chef de l'Etat, Macky Sall, patron de l'Apr. L'homme reste le seul défier le chef si ses propres intérêts sont menacés, sans courir le risque d'être sanctionné. En dépit des échos qui lui parviennent sur les sorties fracassantes devenues de plus en plus récurrentes, Macky Sall n'a pas trouvé nécessaire de se séparer de celui qui se targue être un de ses premiers compagnons.

Un compagnon de première heuré

Une posture qui le tire certainement d'affaire. Car, Moustapha Cissé Lô, dit être, celui qui veut l'entendre, différent de tous ceux qui sont aujourd'hui, derrière Macky Sall, chef de l'Etat. Cela, au même titre que le ministre d'Etat, Mbaye Ndiaye. Pour leur soutien indéfectible Macky Sall, alors président de l'Assemblée nationale, ils ont été renvoyés de l'hémicycle et du Pds par Wade, président de la République d'alors.

Cela a fait qu'aujourd'hui, Cissé Lô et Mbaye Ndiaye sont restés incontournables au sein de l'Apr. Ils ont connu des moments difficiles aux côtés de Macky Sall, lorsque ce dernier était entré en guerre politiques contre Wade et le Pds. Rares, étaient les responsables libéraux qui ont osé tenir tête Wade. C'est ce que Cissé Lô et Mbaye Ndiaye ont réussi. Ils avaient défié le Pape du Sopi au point de perdre leurs avantages l'Assemblée nationale et au Pds. C'est autant de raison, qui ont fait qu'aujourd'hui, El Pistolero, se montré virulent contre Macky Sall qu'il accuse d'avoir oublié ses compagnons de premières heures au profit de nouvelles têtes.

C'est en sens que l'opinion croyait la rupture consommée entre le Président de la République Macky Sall et Moustapha Cissé Lô, les mois derniers. Député, premier vice-Président de l'Assemblée nationale, et Président de l'institution parlementaire de la CEDEAO, El Pistolero ne ratait aucune occasion pour se distinguer travers des sorties jugées fracassantes et inopportune l'encontre du Chef de l'Etat, Macky Sall. Il était jusqu' un passé récent devenu, l'un des pires opposants au régime du Président Sall. Un de ses premiers compagnons dans les pires moments de la traversée du désert, alors qu'il militait au Parti démocratique sénégalais (Pds), Cissé Lô ne cesse de revendiquer sa proximité politique au coté de Macky Sall.

Règlement de comptes personnels

Alors qu'il ne cesse pas de faire part de ses déboires, alors qu'il s'opposait la destitution de Macky Sall au perchoir, Cissé Lo, décide de régler ses propres comptes avec Macky Sall, qui ne veut plus dit-il voir même son ombre. Pour se faire entendre, il s'était mis au-devant de l'actualité et est devenu un des invités favoris des différents médias, de la même manière que ses interventions deviennent très suivies l'Assemblée nationale, l'occasion du vote du budget 2020 de l'Etat du Sénégal.

Il ne manquait plus de descendre en flamme le régime en place, défiant l'autorité du Président de la République. C'est ainsi, au sein de l'Alliance pour la République (Apr), des responsables excédés par ses agissements entreprennent des démarches souterraines pour qu'il soit exclu de ce parti. D'autant que le Chef de l'Etat s'accommode mal avec certaines déclarations jugées en déphasage avec les exigences républicaines qu'il veut imposer désormais aux responsables de son parti. Mais, rien ne fut. Car, le Chef de l'Etat, avec les échos qui lui parviennent, digérant mal les sorties fracassantes devenues de plus en plus récurrentes de son responsable politique, n'a pas trouvé nécessaire de se séparer de celui qui se targue être un de ses premiers compagnons.

«Tête brûlée» ou «ton libre»

Moutapha Cissé Lô est un «ton libre» au sein de l'Apr. Ses sorties au vitriol contre le chef de l'Etat, Macky Sall a tympanisé les oreilles des Sénégalais. Il ne manque pas de tirer bout portant sur son mentor, une fois ses intérêts en jeu.

«Macky Sall n'est pas mon père, il ne m?a pas acheté. Il a abandonné tous ceux ont combattu avec lui dans l'opposition et a confié les postes de responsabilité aux transhumants. Tous ceux qui dirigent aujourd'hui les institutions sont des transhumants ou soi-disant alliés. Moi, Me Alioune Badara Cissé, Mbaye Ndiaye et Mahmoud Saleh nous gérons que des restes. Sa façon de nous rendre la pièce de notre monnaie, c'est refuser de nous recevoir», s'était indigné Moustapha Cissé Lô dans un entretien avec l'Observateur.

Les alliés de Macky ne sont pas épargnés

«Je me suis battu contre Moustapha Niasse et Cie qui avaient comme dessein d'annihiler la candidature de Macky Sall dans leur option pour une candidature unique. Un vieux qui doit prendre sa retraite depuis longtemps, mais qui refuse de se retirer de la vie politique pour son amour insatiable de l'argent. Il est la cause de tous les maux du pays. Des personnes âgées de plus de 60 ans qui cherchent toujours des mandats électifs, c'est cela le mal du pays. Je les défie. Je ne crois pas en eux», avait-il déclaré haut et fort.

Le coordonnateur des cadres l'Apr n'est pas en reste

«Le coordonnateur des cadres de l'Apr a porté mes chaussures et sacs. Il était secrétaire général la Chambre de commerce de Kaolack, on se connaît très bien. Maintenant qu'il est nommé ministre, il ne reconnait plus ses aînés. De quel cadre parle-t-on ? Un cadre qui, sans la nomination de Macky Sall, n'est rien», avait laissé entendre El Pistolero.
Senegal7

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