ETAT - PRIVES ENSEIGNEMENT SUPERIEUR: Le point sur la dette et ses «effets» sur les établissements

ETAT - PRIVES ENSEIGNEMENT SUPERIEUR: Le point sur la dette et ses «effets» sur les établissements

Seneweb Le 2019-06-25  Source

La persistance de la dette et ses effets ont fait douter partenaires financiers et sociaux et rendu perplexes la communauté, les organes de gouvernance et les tutelles des établissements privés d'enseignement supérieur (EPES), a rappelé dimanche le coordonnateur du Cadre unitaire des organisations des établissements privés d'enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES), Dr Jean-Marie Latyre Sène.

"Les EPES, dont beaucoup fonctionnent sur des modèles économiques basés sur les frais d'écolages, sont dans l'impasse car ils assurent les prestations leur charge, sortent des diplômés sans recevoir la contrepartie financière du service ainsi fait'', a-t-il regretté.

Il pense que, pour 2019-2020, il faudrait prévenir synchroniser, cycle budgétaire et académique, pour rester dans l'annualité des deux contraintes si les taux de réussite au baccalauréat restent globalement entre 38 et 48% stationnaires en valeur relative.

"L'année dernière, au mois de juin-juillet, le montant global de la dette était de 16 milliards de francs CFA. Entre temps, il y a eu une loi des finances rectificative qui a permis de dégager, au mois d'octobre dernier, la somme de trois milliards de francs CFA'', a expliqué Dr Sène au terme d'un atelier d'échanges sur les problèmes du sous-secteur de l'enseignement supérieur.

Ensuite, poursuit-il, il y a eu une réallocation de crédit qui a permis de dégager, en décembre dernier, une enveloppe de trois milliards de francs CFA. Ce qui fait qu'il restait dix milliards de francs CFA sur cette dette.

"Mais, sur la loi des finances rectificative de 2019, il était prévu une enveloppe de 7,800 milliards de francs CFA'', a précisé le coordonnateur du CUDOPES. Et nous avons pu trouver un accord avec le gouvernement pour un paiement échelonné qui devait couvrir 2016/2017 et 2017/2018, condition de reprendre les enseignements. Cette dette concernait 2016/2017 et 2017/2018'', a encore expliqué Dr Jean-Marie Latyre Sène.

"A la date d'aujourd'hui, les 7,800 milliards de francs CFA qui étaient prévus dans la loi des finances rectificative, il reste 1,200 milliards de francs CFA qui n'ont pas encore été épongés, qui devaient couvrir les 7,800 milliards de francs CFA sur les dix milliards de francs CFA'', a renseigné, également directeur général de l'Université catholique d'Afrique de l'Ouest (UCAO).

Il a souligné que le gouvernement s'est engagé faire une loi des finances rectificative pour éponger les deux milliards de francs CFA. Ce qui fait que 2016/2017 et 2017/2018 seront épongés et il restera la dette de l'année en cours qui est "exigible'' certes, mais les EPES ont préféré trouver un accord avec le gouvernement pour y aller "progressivement''.

"L'engagement du ministère des Finances et celui en charge de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation de l'époque, c'était qu'on fasse tout pour retomber sur nos pays l'horizon 2020. Cet engagement reste toujours en vigueur, parce que le nouveau ministre de l'Enseignement supérieur nous a assurés que les engagements qui ont été pris seront respectés'', s'est réjoui Dr Sène.

La rencontre de Saly-Portudal a recommandé que les engagements, pédagogique et financier, puissent être harmonisés de manière ce que, comme le dit le contrat, les 50% au début de l'année, les 25% la fin du premier semestre et les autres 25% restants la fin de l'année.

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