Famara Sagna, «sous pression»

Le président du Comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna, dont l'installation est annoncée pour cette semaine serait vraisemblablement parti pour faire face un calendrier électrique. Pour cause, les nombreux dossiers et urgences qui attendent des propositions de son comité.

S'exprimant le dimanche 1er décembre devant les députés l'Assemblée nationale, lors de l'examen du budget 2020 de son département, le ministre de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a annoncé que Famara Ibrahima Sagna, président du Comité de pilotage du dialogue national, sera installé durant cette présente semaine. Cette mesure tant attendue par les acteurs de la vie nationale va permettre le démarrage effectif des travaux du dialogue national, lancé en grande pompe par le président de la République, lors d'une cérémonie tenue le 28 mai dernier au Palais de la République en présence de plusieurs personnalités politiques, économiques, religieuses et de la société civile.

D'ores et déj, il faut dire que la tâche risque de ne pas être du tout facile pour l'ancien ministre socialiste et les 71 membres devant constituer ce Comité de pilotage du dialogue national au regard des dossiers brûlants qui pourraient s'inviter sur la table du dialogue. Parmi ces dossiers brûlants, il y a notamment en rapport avec l'actualité la problématique de la préservation des intérêts nationaux dans l'exploitation du pétrole et du gaz et autre question du contenu local, la menace du terrorisme eu égard un contexte sous-régional d'insécurité. Ou encore la question du foncier qui est aujourd'hui au centre de moult différends. S'y ajoutent la question de l'insécurité grandissante avec la recrudescence des vols avec usage d'armes, celle de la coupe illicite et du trafic international du bois, les violences faites aux femmes et le fléau des viols dont les victimes ne cessent d'accroitre au point que le gouvernement ait décidé de prendre un projet de loi pour corser davantage les peines d'emprisonnement pour les auteurs.

A ces dossiers, viennent se greffer la question socio-éducative avec les bras de fer récurrents entre Etat et milieux enseignants, entre pouvoirs publics certaines organisations syndicales de l'école et/ou de la santé: recrutement, insertion et alignement. Des secteurs où le Sénégal recherche encore un état de grâce constant même d'accompagner léPse, phase 2. C'est donc sur toutes ces questions et d'autres également non évoquées ici puisque la liste n'est pas exhaustive que les acteurs du dialogue national seront appelés donner des propositions fortes susceptibles d'aider le Sénégal continuer sa marche vers le progrès.

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