Femme, économie, et pouvoir: la Longue Marche vers la revalorisation féminine

Engagée dans toutes les batailles qui ont rythmé la vie de la nation, la gent féminine a toujours joué un rôle clé dans l'émergence du pays. Même dans les contrées les plus conservatistes et phallocratiques où elles avaient rarement voix au chapitre, les femmes ont cessé d'être aphones et parviennent aujourd'hui se faire entendre. Aussi bien sur les plans économique, social que politique, les femmes ont pu faire avec succès cette longue marche vers l'autonomisation. Une marche faite souvent d'obstacles et d'embûches mais une marche tout de même vers le progrès.

Principal levier de l'émergence économique

Les femmes sont aujourd'hui au centre de toutes les activités qui soutiennent l'économie nationale. Elles s'exercent dans tous les domaines et s'essaient souvent des initiatives jusque-l réservées exclusivement aux hommes. Elles se débarrassent ainsi de tous ces clichés qui amoindrissaient leurs capacités se surpasser. Dans bien des domaines longtemps dominés par les hommes, les femmes s'invitent et souvent dament le pion aux hommes. Elles ne sont plus que femmes au foyer

Dans le monde rural, les femmes ne sont plus réduites aux tâches ménagères et la prise en charge des enfants. Tâche qui leur incombe toujours mais laquelle elle greffe d'autres activités génératrices de revenus pour subvenir aux besoins de la famille et d'un mari parfois inactif. Quand les marchandes ou commerçantes prennent d'assaut les «loumas» hebdomadaires, c'est qu'elles doivent être conscientes de leur place dans l'émergence de l'économie. Il suffit de faire le tour de n'importe lequel de ces lieux de rendez-vous hebdomadaires pour se rendre compte que cette frange de la population mérite tous les honneurs. De même, celles qui s'organisent en GIE (Groupement d'Intérêt Economique) et s'engagent dans l'agriculture ne sont pas en reste. Elles bravent les mêmes difficultés et font autant ou plus d'efforts que leurs cons...urs commerçantes. Dans le milieu rural, il n'est pas exagéré de dire que le développement, partant le pouvoir économique, est féminin.

A l'instar des femmes rurales, celles en milieu urbain occupent une place enviable dans l'économie de leurs localités. Elles font pratiquement les mêmes activités quelques différences près. La femme citadine est obligée de faire un surplus d'efforts. Se rendre leur lieu d'approvisionnement est un vrai parcours de combattant. Par exemple, ces femmes qui se ravitaillent au niveau du marché central pour revenir vendre leurs produits au marché de Thiaroye évoluent dans un inconfort total. Non seulement elles se voient obligées d'être des lèves-tôt (leur journée démarre cinq heures du matin) pour bien se pourvoir mais aussi font face l'insécurité grandissante des villes. A Saint-Louis aussi où l'économie dépend de la pêche, c'est le même décor avec les femmes qui hèlent les taxis ou assaillent les transports en commun pour rallier le quai de pêche de Guet-Ndar. Et partout, de Kayar Soumbédioune, de Yarakh Joal, les femmes se montrent infatigables et participent sensiblement l'émergence de ce secteur qu'est la pêche et le commerce. Beaucoup en effet passent le plus clair de leur temps voyager vers la Chine, Dubaï, le Qatar pour faire fructifier leurs affaires.

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