Fraude dans la prise en charge des malades : Les militaires invalides accusent l’intendance des armées

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Les militaires invalides sont déterminés à  mener leur combat jusqu’au bout. Après qu’ils ont été empêchés de manifester en plein centre-ville o๠ils voulaient rallier le palais de la République, ils ont donné un ultimatum de deux aux autorités étatiques pour le respect de leurs droits.

De plus, les membres du Regroupement des anciens militaires mutilés et grands blessés de guerre du Sénégal accusent l’intendance des armées de divulguer des informations erronées relatives à  la facture mensuelle des ordonnances des pensionnés, qui est passée de 900 à  un maximum de 200 millions de F Cfa.

«En ce moment, au centre social de réforme, il y a des dossiers qui attendent et c’est là  que l’armée se base pour dire que la facture est salée. Laquelle ne vient pas des invalides militaires. Il n’y a pas un invalide qui est censé confectionner un carnet. Donc, le problème se passe au niveau de l’intendance. Ils n’ont qu’à  arrêter. Nous sommes des responsables, des pères de famille. Ce qui nous est arrivé, c’est la volonté divine. On se résigne. Ils doivent arrêter de donner des informations erronées. Sur toute la longueur, c’est archi-faux», a asséné leur porte-parole Ahmed Sy, ce mardi 4 mai.

Il renseigne qu’en 2013 ou 2014, il y a eu une mesure qu’on avait prise pour traquer la gendarmerie. «La Dirpa ne va pas le dire, alors que c’est la seule direction habilitée à  fabriquer des carnets. Ce qu’ils font là , ce n’est pas bien. Nous avons versé notre sang pour notre pays. Donc, nous réclamons du respect, lequel doit être un respect mutuel entre nous et l’armée. Nous avons été de braves hommes et le pays nous est redevable», a-t-il fait savoir.

Toutefois, le militaire invalide a soutenu sur les ondes de Rfm : «Nous avons donné un ultimatum aux autorités du pays hier, et nous le maintenons. En ce qui nous concerne, nous n’avons rien à  perdre, parce que l’Etat nous est redevable. Actuellement, il y a des malades qui sont couchés à  l’hôpital militaire de Ouakam Keur Djambar. Ils attendent des évacuations sanitaires et d’autres qui sont chez eux. Nous demandons une audience avec le président de la République, puisque nous avons besoin de lui.»

En fait, la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a révélé de nombreuses fautes et irrégularités dans la prise en charge, dans un communiqué reçu hier lundi 3 mai. Elle a ajouté qu’un nouveau système de délivrance des médicaments aux personnels militaires et paramilitaires en activité ou à  la retraite et qui bénéficient d’une pension d’invalide, a été mis en place.

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