Gabon : Isolé, Ali Bongo prête serment, la France doute...

Gabon : Isolé, Ali Bongo prête serment, la France doute...

Imatin Le 2016-09-28  Source

Quatre jours après que la Cour constitutionnelle gabonaise eut, au bout de la nuit, validé sa réélection, la prestation de serment d'Ali Bongo a été organisée en toute vitesse. Selon le journal le Monde, la veille encore, de l'investiture, dans l'entourage du président Bongo, de nombreuses incertitudes demeuraient sur l'heure de la cérémonie, la liste des invités.«On veutallervite parce qu'il y a des problèmes urgents. Il fautmettreen place le dialogue, un gouvernement que nous espérons d'ouverture qui pourraitêtreformé d'ici la fin de semaine»,justifie le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie By-Nze.

«On ne peut pasdireque les messages de félicitations, y compris africains, pleuvent», selon un diplomate français. Ce mardi 27 septembre, le Palais du bord de mer a fait salle comble, mais Ali Bongo Ondimba n'a jamais paru aussi seul. Parmi ses pairs africains, seuls le Togolais Faure Gnassingbé Eyadema, un autre héritier, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Nigérien Mahamadou Issoufou ou le Sao-Toméen Evaristo Carvalho ont fait le déplacement Libreville. Par contre, aucun des principaux voisins n'était l. Le Congolais Denis Sassou-Nguesso avec qui les relations sont horribles, l'Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema, le Camerounais Paul Biya étaient, tous, absents. Tout comme le président en exercice de l'Union africaine, le Tchadien Idriss Déby Itno, qui a dépêché son premier ministre. Allié indéfectible, leMaroca, lui, envoyé son chef du gouvernement en pleine période électorale, Abdelilah Benkirane.

Parmi les occidentaux, les ambassadeurs deFrance, des Etats-Unis, de l'Union européennese sont rendus la cérémonie, après la publication de leurs communiqués qui n'accordent que peu de crédit la réalité de la victoire dans les urnes d'Ali Bongo. L'accueil qui leur a été réservé fut glacial.«Les Américains' Ce ne sont pas des amis traditionnels du Gabon. Les Français' Qu'ils viennent ou pas, ça ne change rien puisque la France n'a plus dediplomatie. On pensait que la France nous connaissait mieux que les Européens mais on a compris que l'Europeavait son candidat et qu'elle fait tout pour ne pas lelâcheralors que Jean Ping a perdu l'élection»,s'agace Alain-Claude Bilie By-Nzé.

Rappelons qu'entrePariset Libreville, les relations n'ont jamais atteint ce point de refroidissement. Les diplomates français ne cachent pas leurs inquiétudes pour la stabilité future de cet allié historique sur le continent africain. Le seul point sur lequel s'accordent les deux capitales est la nécessité d'un dialoguepolitique.Ali Bongo Ondimba a déclaré lors de sa prestation de serment: «Nous avons tous ledevoirde ne pointérigerun mur entre nous. (?) Je veux que ce dialogue nous sorte définitivement de la logique du conflit permanent qui dénature fortement nos valeurs, nos relations et notre vivre-ensemble». Les craintes dans son camp sont réelles.L'un de ses conseillers a confié ceci au journal le Monde: «Nous sommes assis sur le bord d'un volcan et l'on ne sait encore pas de quel côté coulera la lave».

Une question se pose: Avec qui le chef de l'Etat gabonais ouvrira-t-il cesdiscussions'

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