GUEDIAWAYE ETRENNE LA 6E STATION DE GESTION DE LA QUALITE DE L'AIR
Il est établi que la pollution del'air constitue le premier risque environnemental pour la santé des populations. «La pollution de l'air extérieur et intérieur est responsable d'environ 7 millions de décès en 2016 dont plus de 90% se produisent dans des pays revenu faible ou intermédiaire, principalement en Asie et en Afrique», renseigne Abdou Karim Sall, ministre de l'Environnement et du Développement durable.

En effet, il était question, lors de la 3e session de l'assemblée des Nations Unis pour l'environnement tenu en Nairobi en 2017 avec comme thème «Vers une planéte sans pollution», de prendre en compte la résolution sur la prévention et la réduction de la pollution atmosphérique pour améliorer la qualité de l'air et protéger la santé humaine. «Le dispositif de surveillance continue de la qualité de l'air mis en place par le Sénégal, unique en Afrique de l'Ouest, constitue un premier pas pour la réduction de la pollution de l'air.

Le Sénégal est aujourd'hui un des rares pays en Afrique, côté de l'Afrique du Sud et du Maroc, renseigner la base de données de l'OMS sur les concentrations de particules fines. Nous devons valoriser cet outil et être en mesure, partir de ce réseau de données quotidiennes, d'élaborer une stratégie d'amélioration de la qualité de l'air pour la ville de Dakar dans un premier temps, mais étendre peu peu sur l'ensemble du territoire national», a expliqué Abdou Karim Sall qui ajoute que l'Etat du Sénégal a mis en place un important réseau de stations de mesures pour la gestion de la qualité de l'air dans la région de Dakar. Et le 6e vient d'être inauguré Guédiawaye dans le cadre du projet Projet d'Amélioration de la Mobilité Urbaine (PATMUR).

Revenant sur le thème de la Journée de l'environnement, le ministre invite un changement de comportement. «La prise en charge de la problématique de la pollution atmosphérique appelle la responsabilité de tout un chacun. Les populations sont en droit de réclamer un air pur, mais ont aussi un devoir d'agir pour améliorer leur cadre de vie. Nous devons changer nos modes de vie en favorisant le covoiturage, la marche, le vélo, etc. pour préserver notre santé et celle de nos proches. Nous devons bannir l'utilisation des combustibles fossiles dans nos foyers, proscrire le brûlage des déchets, et en particulier des plastiques, l'air libre, mais aussi sensibiliser nos enfants sur les éco-gestes de la vie de tous les jours bien que parfois ce sont eux qui nous éduquent».

LE PROJET BRT, UNE SOLUTION

Pour sa part, la représentante du Dg du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD), Mme Khady Ndiaye Kébé, estime que le projet de Bus Rapid Transit (BRT) est une réponse pour une réduction des émissions. «L'état du Sénégal s'est fixé comme objectif, sur le plan environnemental, l'amélioration de la qualité de l'air par la réduction de la pollution atmosphérique, la réduction de la facture énergétique, le recours des alternatives au diesel pour des technologies propres.

Le BRT a été identifié comme seul projet inscrit la COP21, au titre des contributions du Sénégal la réduction des gaz effet de serre», indique Mme Kébé. Et de relever que les études socio-économiques et environnementales menées dans la cadre du projet révèlent que «le projet BRT permettra d'économiser 446.480 tonnes de CO2 sur la période allant de 2020 2035, ce qui correspond un gain monétaire pouvant atteindre 1,3 milliards», fait savoir Mme Khady Ndiaye Kébé qui soutient que la manifestation est co-organisée par le ministère de l'Environnement et du Développement durable et le CETUD. Le ministre de l'Environnement a procédé l'inauguration de la station du centre de gestion de la qualité de l'air Guédiawaye.

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