Guinée: la contestation et ses conséquences dans le reste du pays

Guinée: la contestation et ses conséquences dans le reste du pays

Seneweb Le 2019-10-21  Source
La contestation qui a fait au moins neuf morts (dix selon le FNDC) en début de semaine dernière ne se limite pas à la capitale Conakry. Les principales villes de l'intérieur du pays ont également connu des épisodes de violences de moindre ampleur, ainsi que de très nombreuses arrestations.


C'est à Mamou dans centre du pays que les affrontements semblent avoir été les plus violents. Le bilan fait état de deux morts par balles dont un gendarme. Des informations font état du saccage de certains bureaux du gouvernorat. Ce que dément formellement le gouverneur, évoquant seulement la casse de cinq véhicules. 42 personnes attendent en prison leur jugement.

Les marches se sont d'abord déroulées sans incidents à Labé dans le nord, avant de « dégénérer » le mercredi. Le gouverneur a fait appel à l'armée qui garde désormais les bâtiments administratifs et patrouille à la nuit tombée. Dix personnes ont été condamnées à six mois avec sursis.

À Kankan, les militants de l'UFR accusent ceux du parti au pouvoir d'avoir « saccagé » leur permanence. Six prévenus ont été relaxés mais resteraient en détention selon leur avocat. Une douzaine d'arrestations également à Faranh, selon le FNDC, huit à Kindia.

Dans la région minière de Boké, les jeunes ont érigé des barricades ça et là. Dix-neuf arrestations selon le procureur, cinq relaxes et sept peines de prison avec sursis ont déjà été prononcées.

Du côté de Nzérékoré, souvent sujette à des tensions intercommunautaires, la ville est malgré tout restée calme.

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