Hérault : un livreur de colis agressé à  la gorge par un client mécontent

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Mercredi à  Montpellier, un livreur de colis a été agressé à  la gorge par un client mécontent. Ce dernier, lourdement dépendant au cannabis, a été placé en garde à  vue avant de passer en jugement. L’affaire a été renvoyée en juin.

Les faits se sont produits mercredi matin vers 10h00 à  Montpellier (Hérault). Un livreur de colis travaillant pour RBS Transports a été agressé par un client mécontent. Dans un premier temps, le livreur avait eu une discussion animée avec la femme du client, possiblement en raison d’un paquet qui tardait à  arriver. Nos confrères du Midi Libre, qui rapportent l’information, ont partagé la vidéo de l’agression. En légende, le frère de la victime indique que celle-ci a «failli se faire égorger en pleine rue».

Sur les images, on voit le client, muni d’un couteau, commencer à  repousser le livreur avant de faire les cent pas. Le ton est visiblement monté jusqu’à  ce que le premier donne un coup de couteau au second. La victime de 29 ans, nous dit-on, a été touchée à  la gorge, avec un doigt ayant manqué d’être sectionné. Le livreur avait ainsi tenté de se protéger avec son bras. Cinq jours d’ITT lui ont été prescrits.

Interpellé et placé en garde à  vue, l’auteur présumé des faits, âgé de 26 ans, a agi en récidive. En octobre 2017, le tribunal de Chaumont l’avait ainsi condamné à  un an ferme pour des faits de violences aggravées (avec arme et ITT supérieure à  dix jours). La peine n’avait pas été effectuée en prison mais via des mesures alternatives. Pour les faits de mercredi, le jeune homme a été déféré vendredi en vue d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Devant la justice, le prévenu a évoqué un incident isolé : «Dans la vie, je ne suis pas comme ça, je ne sors pas avec un couteau. Mais j’ai mal géré ma colère». Celui qui consomme un gramme de cannabis par jour depuis l’âge de 9 ans a été placé sous contrôle judiciaire, l’affaire ayant été renvoyée en juin prochain. En attendant, il doit pointer trois fois par semaine au commissariat, justifier d’un travail et de soins et ne pas entrer de nouveau en contact avec la victime.

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