HUMAN RIGHTS WATCH APPLAUDIT ET REQUIERT DES POURSUITES JUDICIAIRES

HUMAN RIGHTS WATCH APPLAUDIT ET REQUIERT DES POURSUITES JUDICIAIRES

Sudonline Le 2016-07-30  Source
Human Rights Watch demande au Sénégal de poursuivre son engagement à lutter contre les enfants de la rue. Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Sud Quotidien, l'organisation de défense des droits humains demande que toute personne ayant infligé un mauvais traitement à des enfants de la rue soit attrait en justice. Human Rights Watch fait état de mauvais traitement qui ont motivé son appel.
En effet, selon la source, lors des six premiers mois de l'année 2016, au moins cinq enfants qui vivaient dans des écoles coraniques sont morts, prétendument après avoir été battus par leurs maîtres ou dans des accidents de la circulation alors qu'ils étaient contraints à mendier. En 2015 et en 2016, ajoute Human Rights Watch, des dizaines de ces enfants ont également été sévèrement battus, enchaînés et victimes d'abus sexuels ou d'agressions violentes alors qu'ils mendiaient. Ces décès et les autres abus commis mettent en lumière combien il est urgent que le gouvernement sénégalais punisse les personnes responsables d'abus et réglemente les écoles coraniques traditionnelles, appelées daaras.
Et, la directrice adjointe de la Division Afrique à Human Rights Watch, Corinne Dufka de s'insurger contre le fait que des talibés ont souffert d'abus et ont été exposés à des dangers qu'aucun enfant ne devrait avoir à affronter. Pour Human Rights Watch, bien que les récentes mesures prises par le gouvernement soient louables, retirer les talibés des rues ne conduira pas à des changements sur le long terme, si les écoles coraniques ne sont pas réglementées et si les maîtres qui ont commis des abus ne sont pas amenés à rendre des comptes.
Des dizaines de milliers de talibés, âgés généralement de 5 à 15 ans, sont exploités et maltraités dans tout le Sénégal, regrette l'organisation. En 2015 et en 2016, cinq cas de viol ou d'abus sexuels ont été signalés par des défenseurs des droits de l'enfant et par les médias. Une grande partie des 20 cas relatifs à de graves sévices commis contre des enfants talibés en 2015 et au début de 2016 ont été signalés dans les médias. Plus de la moitié de ces cas ont conduit à des arrestations et à des poursuites judiciaires, ce qui représente une évolution positive par rapport aux années précédentes, mais seuls quelques-uns des individus arrêtés ont été condamnés, fait remarquer, par ailleurs, la source.

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