Jacob Zuma: le plus long «exit» de l'histoire sud-africaine

Jacob Zuma: le plus long «exit» de l'histoire sud-africaine

Lepoint Le 2018-02-13  Source

Alors qu'il y a quelques mois encore, le président Zuma la veille des élections du parti ANC affirmait au cours d'une interview qu'il n'était pas souhaitable pour l'Afrique du Sud d'avoir deux centres de pouvoir - Luthuli House (quartier général de l'ANC) et Union Building (siège du gouvernement sud-africain Pretoria) -, celui-ci ne semble pas pressé de quitter de manière honorable la présidence, en dépit des négociations entamées avec le Comité national exécutif de l'ANC et le président Cyril Ramaphosa.

Ce contexte difficile n'est pas une première pour le pays, qui presque10ans auparavant assistait la sortie prématurée de l'ex-président Thabo Mbeki,9mois avant les échéances électorales sud-africaines de 2009, qui ont porté au pouvoir l'actuel président Zuma. En échouant se maintenir la tête de l'ANC en décembre2007(conférence nationale de Polokwane) face au «rouleau compresseur» Zuma, il était devenu intenable pour Mbeki de s'atteler aux affaires gouvernementales, d'autant plus que les dires d'un juge (le juge Chris Nichloson) allaient sceller le sort de Thabo Mbeki; en déclarant que les premiers ennuis judiciaires de Jacob Zuma (accusations pour viol) étaient en grande partie dus une interférence du président de l'époque, ce juge donna indirectement les moyens la direction du parti d'abattre politiquement Mbeki et de changer l'avenir du pays pour la décennie venir. Face la pression de la direction de l'ANC et parce que faisant passer les intérêts du pays et du parti au-dessus des siens, le président Mbeki fit le choix, en septembre 2008, de démissionner sans toutefois oublier une leçon politique et historique tous ses détracteurs: «l'histoire serait la seule juge et fera la lumière sur la véritable personnalité politique de Jacob Zuma».

Au vu des événements actuels, l'histoire lui donne raison et nous amène nous interroger sur les raisons pour lesquelles Jacob Zuma prolonge l'agonie politique de l'ANC et de l'Afrique du Sud.

«Se soumettre ou se battre»: le choix de se battre de Jacob Zuma

Contrairement aux apparences au lendemain de la victoire de Cyril Ramaphosa face Nkosazana Dlamini-Zuma, soutenue par le président Zuma, ce dernier n'acceptera jamais la nouvelle donne politique sans se battre, même s'il doit tout perdre. En effet, en tant que président de l'ANC, Ramaphosa et la direction de l'ANC ont offert de nombreuses portes de sortie au président Zuma dans le but d'éviter toute humiliation et ne surtout pas laisser la main du «Zexit» l'opposition, ce qui pourrait affaiblir politiquement l'ANC en prévision des prochaines élections (2019). Si Ramaphosa est connu et reconnu pour ses qualités de négociateur, Zuma est quant lui très bien connu pour sa capacité résister.

Affaiblit......

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