Kaba appuie Macky : «Le procès (du meurtrier de Bassirou Faye) se tiendra en octobre»

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L'OBS – Attaque des magistrats. «Ils font un travail difficile. Ils méritent le respect de la Nation. Leur travail exige abnégation et sacrifice au quotidien. Une exigence à  la fois morale, professionnelle et intellectuelle. Avec l'obligation de réserve qui pèse sur eux, ils ne répondent pas, eux-mêmes, aux attaques injustes qui leur sont souvent formulées. Je pense qu'il est important de rappeler aux uns et aux autres que l'image de notre justice doit être une image sauvegardée. Et cela passe par le respect de l'institution qui est la justice et par les acteurs qui l'animent au quotidien que sont les magistrats. Les attaques sont souvent injustes, parce que cela repose davantage sur des généralisations qui sont abusives et qui ne sont étayées par aucun fait. Je leur rappelle que la loi les protège et qu'ils ont la possibilité de demander que justice leur soit rendu à  travers une procédure. Nous veillerons, en ce qui nous concerne, à  ce que ce respect soit dû à  cette institution.»Les logements : «C'est un débat qui est en cours. Des propositions ont été faites. Mais la chose la plus importante, ce qui est souhaité réellement par les magistrats, c'est vers cela que nous partirons. Non pas des appartements, mais des terrains et des propositions sont faites pour un autre site que je ne vais pas révéler ici. Mais ce qui est certain, c'est de mettre les magistrats dans les meilleures conditions d'exercice de leur travail, c'est rendre notre justice sur le chemin de la performance et de l'efficacité. Nous y veillerons…»Etudiants arrêtés. «Vous abordez une question qui montre  que nous avons besoin de responsabilité et de civisme au Sénégal. Vous avez un Président qui est un pur produit de l'Université du Sénégal qui, pour la premier fois, décide d'aller à  l'Université, qui vient dire aux étudiants : «Je vous écoute.» Malheureusement… Evidemment, il ne faut pas oublier que le juge a le dernier mot. Cela ne répond pas du devoir du Garde de Sceaux. On a tendance à  confondre le ministère de la Justice et la justice. Cela n'est pas du ressort du ministre de rendre justice. C'est pourquoi, il peut y avoir des décisions de justice qui ne plaisent pas aux membres du gouvernement, mais on n'y peut rien parce que la justice est indépendante et cette discision doive être exécutée. La clémence, ce sont eux qui vont l'appliquer. Mais il faut tirer les leçons.»Kaba appuie Macky sall sur l'affaire Bassirou Faye. Sa sortie sur l'affaire Bassirou Faye a été décriée. Le président de la République disait, face aux étudiants, que le procès du meurtrier de l'étudiant Bassirou Faye se tiendra au mois d'Octobre. Cette sortie dite au lendemain du réquisitoire du procureur de la République (Pr), Serigne Bassirou Guèye, qui demandait au juge d'instruction de renvoyer Tombong Oualy devant la Chambre criminelle, a fait pousser des frissons chez le mis en cause. Le Président Macky sall, critiqué pour avoir donné une date de procès alors que le juge n'avait même pas encore dit qui il allait traduire devant une juridiction compétente, son Garde des Sceaux l'a défendu. En juriste de profession, Me Kaba soutient que le Président Sall n'a pas fait une déclaration en déphasage avec le calendrier de la justice. Le ministre de la Justice a même appuyé son patron. «Oui, le procès se tiendra au mois d'octobre. Et notez que, depuis Omar Diop Blondin, c'est la première affaire qui sera jugée», dira le ministre.Publication des Pv et violations des secrets d'instruction. «Il y a des secrets qui ont été révélés. Il faut dire qu'il y a une responsabilité de ceux qui en ont la charge et qui ne doivent pas le faire. Si vous êtes dépositaires d'un secret, vous devez veiller à  ce que ce secret ne soit pas dans la rue. ça aussi, c'est un premier point. Mais la loi dit aussi que le «secret défense» existe. Evidemment, on nous dit qu'il y a le secret des sources comme il y a le secret professionnel. Mais le plus important est qu'en toute circonstance, on puisse comprendre que la responsabilité exige que l'on évalue toutes les situations avant de livrer certaines informations qui peuvent être de nature à  créer une situation de déstabilisation d'un Etat. Le journaliste qui publie prend cette information d'une source. Il ne faut pas être cette source qui viole les secrets d'instruction.»T. Marie Louise Ndiaye 

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