Keur Moussa : Des riverains disent non à  l’implantation d’une poissonnerie dans la commune

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L’association And Défar Keur Moussa a dit à  haute voix son refus de l’implantation presque actée d’une poissonnerie dans la commune. Ce refus découle d’investigations qu’elle dit avoir menées et qui ne militeraient ni en faveur de l’environnement ni en faveur de la santé des populations selon elle.

Le différend oppose le promoteur dénommé Assane Faye aux populations. Ce dernier veut implanter une usine de poissonnerie à  Keur Moussa « en toute violation des dispositions du code de l’environnement et en toute violation des habitations de Keur Moussa », dénoncent les riverains. « Et lorsque nous avons été informés du début des travaux, nous avons pris les renseignements nécessaires. C’est ainsi que nous avons mené des enquêtes sur la nature de l’entreprise ainsi que sur la dangerosité de cette activité. Nous avons constaté que c’est une entreprise dangereuse pour la population et pour l’environnement. Nous avons eu beaucoup recours à  des experts. Cette entreprise fait partie des entreprises classées qui ont un régime qui nécessite une réglementation rigoureuse. Cependant, ces règles n’ont pas été respectées par le promoteur», explique Ndiasse Kaà¯ra, membre de l’association And Defar Keur Moussa.

A l’en croire, le promoteur de cette entreprise a foulé au pied la législation. Suffisant pour que la population le rappelle à  l’ordre.

« Avant toute implantation d’une entreprise, il faut d’abord la définition des installations classées qui, d’une part, présentent des dangers sur la santé, la sécurité et la salubrité publique, privée des populations. D’autre part sur la commodité avec voisinage. Mieux, il fallait avoir une autorisation de construire délivrée par le ministre de l’Environnement et du développement durable. Ce qui n’a pas été fait ».

Pour eux, l’entreprise devrait être située au minimum à  500 mètres des habitations en raison du danger. « Cela n’a pas été fait. Cette entreprise a été construite au milieu d’un quartier dénommé Thiélaba à  4 mètres de la route principale Keur Moussa, dénonce Ndiassé Kaà¯ra qui regrette l’absence d’une étude d’impact environnemental.

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