L'activisme citoyen : une nouvelle équation pour Macky

Depuis l'éclatement de l'affaire Aliou Sall, le climat politique et social est en surchauffe au Sénégal. Si les Sénégalais avait l'habitude de se mobiliser presqu'exclusivement pour des questions politiques pour ne pas dire politiciennes, c'est l'une des rares fois où on voit une forte mobilisation pour défense le bien commun « sunu moomeel », sous le magistère du président Sall.

Ce dernier réputé pour être un excellent politicien, peine avec cette affaire trouver la bonne formule pour étouffer cette affaire qui pollue le début de son second mandat et mobilise les sénégalais.

Quand l'engagement citoyen surclasse l'engagement politique

Ce nouveau réveil de l'homme sénégalais est salutaire pour la bonne gouvernance et la tenue de nos comptes publiques. Car l'acteur politique a qui le peuple a confié de façon directe ou indirecte la gestion de ses ressources, sait qu'il n'est plus un intouchable.
Ces bandits col blanc savent désormais quoi s'en tenir. Et ça, c'est un changement de paradigme radical dans le rapport que nous avions avec le bien commun. En effet, beaucoup de nos compatriotes détournaient leurs regards dès qu'il s'agissait de bien public, car considérant que ça ne leur concerne pas.

Cette mauvaise habitude a favorisé l'éclosion d'un terreau fertile la corruption, l'enrichissement illicite, la mauvaise gouvernance et j'en passe. Aujourd'hui, l'affaire Aliou Sall a révélé une autre facette de l'engagement des Sénégalais qui mérite d'être soulignée.
La mobilisation spontanée des citoyens lambda pour dire non cette main-basse d'un clan sur nos ressources pétrolières et gazières est un tournant majeur dans la vie politique et citoyenne. Désormais, le Sénégalais est prêt descendre dans la rue pour défendre les grandes causes.

Un nouveau paramètre ingérable

Ce sursaut, on le doit Macky Sall. En effet, depuis plus de sept (07) ans, le président Sall a privilégié le forcing comme mode de gouvernance, voulant montrer ses camarades de parti et aux opposants, qu'il détient l'autorité présidentielle. Une manière « bulldozéresque » de faire qui tend déstructurer nos institutions, filtres des dérives d'un homme excessif comme son prédécesseur.
Mais force de se comporter comme un monarque, il a fini par réveiller ce qui somnolait chez les Sénégalais. Il a réussi la prouesse malgré lui, de faire d'eux un peuple contestataire. Une contestation qui vient de faire sa première victime en non des moindres. Puisqu'il s'agit d'Aliou Sall, petit-frère du Président.

Têtu comme une mule, il a fini par céder face la pression des citoyens, le plus souvent n'appartenant aucune chapelle politique, ces cadres en déliquescence, abandonnés par les citoyens désenchantés par leurs pratiques peu honorables.
Ce nouvel engagement des citoyens épris de justice, se dresse aujourd'hui contre un Président peu soucieux de la vertu dans la gestion des affaires de la Cité. Ce paramètre sera beaucoup plus difficile gérer pour Macky Sall, car c'est un serpent sept têtes. Lui qui était habitué être le maître du jeu, se trouve aujourd'hui dans une posture de défenseur. Et ça, c'est une posture quitte ou double.

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