La femme dans les médias : une posture peu confortable

5ème point des 17 Objectifs du développement durable (ODD), la notion du genre . est désormais dans toutes les bouches, les colloques, les séminaires, les tables rondes et autres rencontre se multiplient travers le monde pour réfléchir la question. Beaucoup d'hommes on rejoint ce combat qui jadis était considéré comme un combat de femme, pour les femmes et par les femmes. Les médias influençant dans une certaine mesure l'opinion publique, leur rôle reste capital dans ce combat devenus celui de tous.

Les médias renvoient une image réductrice de la femme

Les angles de traitement et les mots choisis par les médias quand il s'agit de parlerdes femmes ne sont pas des plus reluisants. Quand ils ne reprennent pas les clichés et les stéréotypes sexistes, les médias parlent assez peu de la discrimination basée sur le genre et de toutes autres injustices dont sont victimes les femmes. Selon une étude de ONU-femme,, publié le 23 novembre 2015 sur son site, seulement 9% des récits dans les médias évoque les problèmes d'inégalité entre les sexes et 4% défient clairement les stéréotypes sexistes. Ces derniers temps, les médias sénégalais ne manquent pas de mots pour décrire les femmes dans une posture pas très honorable. De la femmes qui aurait brûlé son mari vif, la femme «infidèle», les sites d'information ne ratent aucune occasion pour faire le buzz ceci au détriment de l'image de la femme. Et même quand ils se décident de dénoncer le mal fait aux femmes lesimages d'illustration utilisé ne sont pas des plus glorieuse.

Cette alternative prônée par le président d'Afriktivistes, des femmes l'on déj adopté et apparemment ça porte des fruits. Alors qu'elle est encore étudiante, Diery Diagne a lancé le projet FemUp. L'objectif est depromouvoir dans les médias en général et sur les réseaux sociaux en particulier,un traitement plus honorable des informations relatives la femme. Ne plus faire de la femme un sujet de distraction mais plutôt un modèle de réussite.Et pour y arriver, Diery Diagne et son équipe on fait l'option de mettre en avant des succès storie féminine.

«Au Sénégal, les filles manquent de modèles, des femmes auxquelles elles peuvent s'identifier. Nous avions donc commencé par proposer des récits de femmes modèles qui ont réussi dans leur domaine. Elles racontent leur expérience afin que le maximum de filles s'eninspire. Pour nous, les réseaux sociaux sont une bien meilleure vitrine pour passer nos messages»nous a confié cette étudiante en 3 ème année de journalisme et communication au centre d'études des sciences et technique de l'information (CESTI).

Cheveux natté l'africaine, teint noir et sourire radieux, elle poursuit d'un ton convaincu. «Nous sommes des femmes de média, nous sommes féministes, nous ne pouvons aider les femmes que dans notre métier. Notre arme de lutte reste notre plume, notre dictaphone et notre caméra. Nous ne nous réclamons pas d'une révolution médiatique, mais nous pouvons être fières d'avoir proposé aux internautes des profils intéressants. Ces femmes ont raconté les problèmes qu'elles ont rencontrés dans leur carrière et comment elles y ont fait face. Les gens apprécient ce que Femm'Up fait. La preuve, depuis la longue pause que nous avons marquée, nous recevons beaucoup de demandes d'explication. Mais il faut souligner que lorsque nous mettons nos contenus en ligne, il y a des misogynes qui essaient de nous décourager. Il y a des hommes qui trouvent Femm'Up vide de sens».

Si ses débuts Femm'Up s'est fixé comme objectif de fairela promotion des profils de femmes leaders, il importe de souligner qu'aujourd'hui, le groupe a redéfini ses priorités. "Les objectifs ont été fixés dès le début, mais au fil du temps, nous avons changé de paradigme.Les femmes modèles, nous ne pouvons pas toutes les inviter. Elles sont très nombreuses. Donc, nous restons présent fixé sur la santé de la reproduction, notamment les conjugo pathies et les maladies de la honte. Cette fois, nous voulons expliquer aux gens pour leur faire comprendre certaines maladies qui touchent les femmes». a t-elle conclut.

La discrimination salariale

Tout comme l'image, la place et le traitement salarial réservés aux femmes au sein des médias est parfois assez réducteur. Toujours selon l'étude de ONU-femme sus citée, les femmes n'occupent que 27% des postes de hautes direction dans les organisations médiatiques. Pour la journaliste Saphie Ly, directrice de l'agence de communication Nexus, » les femmes femmes sont encore l'objet de discrimination sur le marché de l'empoi. Les employeurs se disent qu'il est plus facile d'employer un homme qui ne prendra pas un congé de maternité. De même, responsabilité égale, la femme est parfois moins payée que l'homme pour la seule raison qu'elle est femme».

Insertion de l'égalité homme-femme dans l'éducation et la formation

Pour Aminata Diouf, ancienne Journaliste de walf Quotidien et point focal genre PressAfrik,c'est au niveau de l'éducation de base qu'il faut déj commencer corriger la conception des enfants sur l'égalité homme et femme. «La presse est le miroir de la société, elle ne fait que refléter ses réalités. Pour que l'image et la place de la femme dans les médias changent, il nous faut donc corriger la base l'éducation de nos enfants. C'est un problème d'environnement et d'éducation « a t-elle suggéré.

Quant la sensibilisation des journalistes sur la question du genre, des écoles de journalisme telles que le Cesti sont en avant garde sur la question. Depuis des années, le Cesti a introduit des cours de genre dans son programme d'enseignement.

Si la matière est en option pour la troisième année, il faut retenir qu'elle est obligatoire pour tous en 2ème année. Et visiblement elle porte déj ses fruits. » Dès la deuxième année au Cesti, j'ai développé un certain intérêt pour le cours de genre. J'ai donc fais l'option de le poursuivre en troisième année. Sur le plan personnel, j'avoue que ce cours m'a beaucoup apporté. De ma lecture de certains faits sociaux ma relation personnelle avec mon entourage féminin, beaucoup de ligne ont bougé. Sur le plan professionnel, je fais désormais très attention aux mots que j'utilise pour traiter une actualité ayant rapport la femme. Maintenantplus que jamais, je suis convaincu que la lutte pour l'égalité des genres, c'est aussi une histoire d'homme», a confié Donan Audace, étudiant de la46ème promotion, Cesti.

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