LA MARCHE DES JOURNALISTES À LA UNE
Dakar, 4 mai (APS) - Les quotidiens reçus jeudi l'APS se font largement écho de la marche contre «la situation alarmante» du secteur des médias au Sénégal, l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

Des centaines de journalistes, de chefs d'entreprises de presse, d'hommes politiques et de militants de la société civile ont protesté contre «la situation alarmante» du secteur des médias au Sénégal, mercredi soir, sur le boulevard général De Gaulle, Dakar.

La marche, qui a duré environ une heure et demie, a été organisée par la Coordination des associations de presse (CAP), qui réunit plusieurs organisations de professionnels des médias. Les manifestants ont notamment dénoncé la «précarité» sociale qui affecte la profession de journaliste au Sénégal.

Les journalistes ont brandi des pancartes qui, entre autres supports, mettaient en cause les difficultés liées «l'environnement économique des médias», «la situation sociale des travailleurs», «la gestion de la Maison de la presse» ou au «Code de la presse».

Certains d'entre eux ont réclamé «un nouveau statut pour l'Agence de presse sénégalaise». La presse «réussit sa démonstration de force», salue Vox Populi parlant d'une forte mobilisation «pour réclamer l'adoption du nouveau Code de la presse, la renégociation de la Convention collective et un plan de sauvetage».

Pour Sud Quotidien, «la presse étale sa colère dans la rue». L'As également salue «une marche réussie de la CAP» et note que «la presse étale ses misères».

«Syndicats, patrons de presse et journalistes marchent, la presse étale ses maux dans la rue», titre Libération, soulignant qu' l'instar de la communauté internationale, «le Sénégal a célébré, mercredi, la Journée mondiale de la liberté de la presse».

«Contrairement aux années précédentes où des panels étaient organisés pour parler de l'environnement de la presse, les journalistes ont cette fois-ci initié une marche de la Place de l'Obélisque au Rond-point RTS pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail», écrit la publication.

Le Quotidien relève qu'employeurs et journalistes ont marché côte côte et titre: «L'unité des contraires». «Une fois n'est pas coutume! La presse, qui d'ordinaire, porte quotidiennement le combat des citoyens, est descendue hier dans la rue pour porter son propre combat», écrit le journal.

«Dépitée par les maux de la presse, la CAP interpelle l'Etat», selon le journal Enquête qui note que «les reporters marchent sur les patrons de presse» pour dénoncer «les salaires modiques, l'absence de sécurité sociale, etc'.

Walfadjri parle de «marche» pour la «survie». Pour Le Soleil, «les médias veulent sortir de la précarité». Le journal signale qu' l'issue de la marche, un mémorandum a été remis au Secrétaire d'Etat la Communication, Yakham Mbaye.

Selon L'Observateur également, «la presse marche pour sa survie».

OID/ASB

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