La petite marge des sélectionneurs

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Les résultats enregistrés lors des premières journées de qualification au Mondial «Qatar 2022» n’ont pas laissé de marge de manÅ“uvre à  bien sélectionneurs. Nombre d’entre eux engagés dans la course ont déjà  fait les frais en se faisant démettre en pleine compétition. La vague n’a pas épargné les sélections du Zimbabwe de d’Egypte et du Ghana, dont l’ambition affichée est, pour l’heure, de retourner à  la Coupe du monde après plusieurs années d’absence.

Les Black Stars ghanéens qui restent sur trois matches de Coupe du monde en 2006 en Allemagne, en 2010 en Afrique du Sud et en 2014 au Brésil avaient lancé dans le bain Charles Okonnor. Mais en dépit de ses bons débuts, la suite n’aura pas été au-dessous des espérances. Le court succès devant l’Ethiopie (1-0) lors du premier match suivi de la défaite sur le même score face à  l’Afrique du Sud à  Johannesburg a fini de sceller le sort du technicien ghanéen.

En mettant fin à  la collaboration, la Fédération ghanéenne espérait prendre les devants et préserver les chances de qualification. Tout en ayant en ligne de mire la prochaine CAN qui se déroulera au mois de janvier 2022 au Cameroun. L’Egypte qui plafonne au palmarès des vainqueurs des Coupe d’Afrique a aussi été tout aussi impatiente et en même temps insatisfait des points récoltés après deux journées.

Désigné comme le favori de son groupe et vainqueur de son premier match face à  l’Angola, les Pharaons ont en effet concédé le point du nul au Gabon (1-1) avant de céder la première place du groupe à  la Lybie victorieuse de l’équipe du Gabon (2-1) et de l’Angola (0-1). Une position qui a suscité une réaction immédiate de la Fédération Egyptienne de football qui s’est empressée de limoger son entraîneur Hossam Al Badry qui avait succédé 2019 le Mexicain Javier Aguirre, limogé après l’élimination des Pharaons en huitièmes de finale de la dernière CAN.

Le sélectionneur égyptien laisse désormais la place au Portugais Carlos Quieroz. Ce dernier, qui a entraîné au du Real Madrid, au Portugal, de l’Iran ou encore de la Colombie ces dernières années, aura comme mission de faire revenir l’Egypte au Mondial de football qu’elle n’avait plus disputée depuis celui de 1990 en Italie. Cette ambition est également partagée par le RD Congo, une autre équipe qui a fortement affirmé sa volonté de retrouver la Coupe du monde après la première participation qui date de 1974, en Allemagne de l’Ouest.

A cet effet c’est le sélectionneur local Christian Nsengi qui est relevé à  son poste au profit de l’Argentin Hector Cuper. Quid du Zimbabwe, futur adversaire du Sénégal en phase de groupe de la CAN au Cameroun. Comme les autres équipes, les Warriors sont dans le même cas de figure et semblent prendre le parcours dans ses éliminatoires du Mondial comme un tremplin leur permettant de mieux aborder le retour à  la CAN. Ce qui lui a permis de précipiter le départ leur sélectionneur Croate Zdravko Logarusic qui, depuis sa nomination en 2020, a présenté un maigre bilan de cinq nuls et huit défaites. La vague a également touché l’Afrique du Sud.

Privé d’une qualification la CAN 2022, les Bafana Bafana n’ont pas attendu très longtemps pour éjecter son technicien Ntseki Molefi le 31 mars dernier et se fixer sur l’objectif majeur de qualification au Mondial 2022. Pour cette mission les clefs de la maison ont été confiées au sélectionneur belge Hugo Broos. Pour ces qualifications, l’Afrique du Sud partage son groupe avec le Ghana, le Zimbabwe et l’Ethiopie.

OMAR DIAW

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