L’alcool entrainerait des troubles du rythme cardiaque, contrairement au manque de sommeil et à  la caféine

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Une nouvelle étude vient de prouver que l’alcool entrainait des troubles du rythme cardiaque.

Depuis de nombreuses années, plusieurs facteurs sont cités pour expliquer les troubles du rythme cardiaque. On pense notamment à  ces trois principaux : le manque de sommeil, la caféine et l’alcool. Cependant, une nouvelle étude publiée récemment dans le <em>JAMA Cardiology</em> et présentée lors du congrès annuel de l’American Heart Association vient de souligner que seul l’alcool serait réellement lié à  des épisodes d’arythmie cardiaque, ou fibrillation auriculaire.

Pour arriver à  cette conclusion, une équipe de chercheur de l’Université de Californie à  San Francisco a inclus 450 personnes dans leur étude. Dans ce groupe, on retrouvait notamment 58 % d’homme et une très forte majorité de personnes blanches (92 %). Lors de ces travaux, les participants ont porté un appareil d’enregistrement d’électrocardiogramme mobile et utilisé une application téléphonique pour enregistrer les déclencheurs potentiels de troubles du rythme cardiaque. Parmi ses déclencheurs, on retrouvait notamment la consommation d’alcool ou de caféine, le fait de ne pas dormir suffisamment, de dormir sur le côté gauche, de faire de l’exercice, de ne pas dormir suffisamment ou de manger un gros repas.

Même si la consommation de caféine semble être le facteur le plus susceptible à  choisir, les données récoltées ne montrent aucune association entre une telle consommation avec la survenue d’une fibrillation auriculaire. Ces résultats sont similaires pour d’autres déclencheurs potentiels comme pour le manque de sommeil.

Dr Gregory Marcus, auteur principal de l’étude et professeur de médecine au sein du service de cardiologie de l’UCSF, explique cependant : « Bien que la caféine soit le déclencheur le plus souvent sélectionné pour les tests, nous n’avons trouvé aucune preuve d’une relation à  court terme entre la consommation de caféine et la fibrillation auriculaire. En revanche, la consommation d’ alcool présentait le plus systématiquement des risques accrus de fibrillation auriculaire ».

L’étude souligne tout de même que les patients qui se sont auto-observés ont pu réduire l’incidence de la maladie. Ces derniers ont en effet moins signalé d’épisodes d’arythmie cardiaque que ceux du groupe témoins n’ayant pas signalé les éventuels facteurs déclencheurs.

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