Lambi demb - Hyacinthe Ndiaye "Manga N°2" (Ecurie de sérère): L'incontestable roi des arènes

Lambi demb - Hyacinthe Ndiaye "Manga N°2" (Ecurie de sérère): L'incontestable roi des arènes

Leral Il y'a 1 semaine  Source

Leral revisite la lutte sénégalaise travers les hauts faits des anciens champions comme Robert Diouf, Mbaye Guèye, Falaye Baldé, entre autres. Pour ce livre ouvert, après Alioune Camara alias Boy Bambara, Double Less, et autres Falaye Baldé, c'est au tour de Hyacinthe Ndiaye alias Manga 2, l'incontestable Roi des arènes . Extraits sont tirés du livre sur la lutte sénégalaise "Au-del des millions et des passions", du journaliste Omar Sharif Ndao. *

Le titre de «Roi des arènes» est détenu par Manga N°2. Pourtant, cette distinction continue de semer la zizanie dans le milieu de la lutte. Le Comité national de gestion (Cng) de la lutte avait organisé un tournoi regroupant les meilleurs lutteurs. Celui qui en est sorti victorieux est Hyacinthe Ndiaye alias «Manga N°2», devant Mor Fadam. Ce titre était le reflet d'une carrière bien maîtrisée, car le champion sérère restait sur dix ans d'invincibilité. Il était le leader incontesté de l'écurie Sérère et de l'arène. Cet ancien professeur d'éducation physique était l'un des lutteurs les plus mystiques de l'arène, car rares étaient les lutteurs qu'il a terrassés et qui rebondissaient assez vite. «Manga N°2 était dangereux. Il prenait soin de bien ferrer son adversaire mystiquement et enlevait rarement le sort qu'il a jeté ce dernier», affirmait un de ses proches qui travaillait avec un de ses marabouts aux Parcelles-Assainies. Certains de ses adversaires dont Mor Fadam a eu affirmer que lors de son combat contre Manga N°2, il a senti des effets mystiques qui ont eu raison de lui lors du combat.
Après 10 ans de règne sans partage, Manga N°2, qui a continué sa domination malgré quelques revers (Toubabou Dior, Alioune Sèye), finit par se lasser et range son «ngeemb» pour se consacrer ses activités. Entre-temps, le phénomène Mohamed Ndao «Tyson» fait des ravages dans l'arène et apporte un nouveau concept, celui du nouveau type de lutteur.

En effet, ce dernier fait monter les enchères sur les cachets et peut se targuer d'être le premier lutteur atteindre un cachet de sept (7) millions. Manga N°2 sort de sa retraite et «pique» Ibou Ndappa sa place pour affronter Tyson. Pour trente (30) millions, la plus grosse enveloppe payée l'époque un lutteur. Son come-back tournera court, car il sera battu par son jeune challenger et entraînera l'écurie dans une crise profonde dont elle ne s'est pas toujours relevée, 18 ans après.
Après son titre officiel de roi des arènes décerné par le cng, ses «successeurs» valsaient au gré de leurs victoires respectives. Tyson «héritera» du titre sans l'aval du Cng. Ensuite, Bombardier le détrônera pour la première défaite de sa carrière. Yekini qui pouvait légitimement couper court la rumeur occupera ce fauteuil pendant 15 ans. La seule défaite de sa carrière remettra tout en cause car Balla Gaye n°2, en sept années de présence dans la lutte s'auto proclamera roi des arènes. Un combat plus tard (victoire sur Tapha Tine), il perdra sa couronne devant Bombardier, le seul lutteur l'avoir porté deux reprises. Ce titre est tronqué car il suffit de battre celui qui estime le détenir pour en hériter, même si les défaites sont plus nombreuses que les victoires.

Extraits sont tirés du livre sur la lutte sénégalaise "Au-del des millions et des passions", du journaliste Omar Sharif Ndao. *

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