L’Assemblée Nationale adopte un tarif plancher pour les aides à  domicile

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Vendredi, l’Assemblée Nationale a voté à  l’unanimité la mise en place d’un ‘tarif plancher’ national de 22 euros par heure d’intervention des services d’aide à  domicile.

Dès 2022, et afin de gommer les disparités qui existaient entre les départements, l’Assemblée Nationale a acté en faveur d’un »˜tarif plancher’ des aides à  domicile à  22 euros par heure. Les entreprises du secteur ont prévenu que cette augmentation serait trop faible pour augmenter les salaires des employés.

Jusqu’ici, certains départements finançaient ces prestations via l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Certaines collectivités ne payent à  l’employeur que 18 ‘‚¬ de l’heure et »˜plus de la moitié des heures effectuées’ sont rémunérées sous ce niveau de 22 ‘‚¬.

De son côté, la Fédésap (Fédération Française des services à  la personne et des proximités) ajoute dans un communiqué : «Le montant de 22 euros est bien loin du coà»t de revient évalué par la ministre à  25 euros avant revalorisation des salaires en lien avec l’avenant 43».

De 2022 à  2025, les services d’aide à  domicile pourront prétendre à  un financement complémentaire de trois euros de l’heure, s’ils s’engagent dans une «démarche qualité», en assurant par exemple des prestations le soir et le week-end, ou en proposant des formations à  leurs salariés.

En octobre dernier, une étude de la Dares* mettait en avant les conditions de travail délicates des aides à  domicile (un métier féminin à  95%, NDLR), des intervenantes indispensables auprès des personnes âgées ou handicapées : Isolement, temps partiels fragmentés, horaires atypiques, les salariées de l’aide à  domicile cumulent les risques de mal-être, soulignait l’enquête qui pointait les contraintes physiques auxquelles elles sont exposées, mais aussi aux risques »˜psychosociaux’ , facteurs d’anxiété, de mal-être, d’épuisement professionnel. Notez que 20 % des postes restent vacants dans ce secteur en tension.

Enfin et selon l’enquête de la Dares, les trois quarts des salariées à  domicile estiment que leur rémunération n’est pas à  la hauteur de leurs efforts.
*Dares : Direction de l’Animation de la recherche, des Etudes et des Statistiques.

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