LE CENTRE D'ORIENTATION BALISE LA VOIE
Il ressort, en effet, que 19,70% des filles de la région de Sédhiou ne sont pas fascinées par les disciplines scientifiques après l'obtention du Brevet de fin d'études moyennes (BFEM), selon le rapport du Centre régional d'orientation scolaire, alors que le niveau national affiche les 40%. L'écart est grand et mobilise les acteurs pour accroitre leur niveau d'enrôlement. C'est tout le sens des fora organisés ces deux dernières semaines Sédhiou, Bounkiling et Goudomp par le Centre académique d'orientation scolaire et professionnelle (CAOSP), en rapport avec l'Ong Aide et Action et le PAEBCA. «Il s'agit surtout d'avoir un contact direct avec les élèves, de leur faire comprendre toutes les opportunités liées l'apprentissage des disciplines et filières scientifiques l'origine des innovations technologiques. Faire comprendre ces élèves que ce sont des matières comme les autres et il suffit de s'y mettre pour y exceller», a déclaré Ousmane Cissé, le directeur du CAOSP de Sédhiou.
Et Ousmane Cissé de poursuivre, comme pour éperonner les potaches explorer les sciences: «c'est loin d'être priori réservé une catégorie sociale de quelque sexe que ce soit. Aide et Action et le Projet d'appui l'éducation de base en Casamance (PAEBCA) sont pied d'oeuvre pour que le maximum de filles embrassent les disciplines scientifiques».
Seckou Coly, inspecteur l'IEF de Goudomp, exhorte, pour sa part, les professeurs exhiber les vertus des matières scientifiques pour en faire une véritable attraction. «Il revient aux professeurs d'encourager les élèves embrasser les disciplines scientifiques par des méthodes pédagogiques et d'approches novatrices car l'Etat en a fort besoin». Son collègue de Sédhiou, Cheick Anta Coly, n'en dit pas moins, arguant que les sciences sont la base des innovations technologiques. Ousmane Faty, le principal du collège Darfour de Goudomp souhaite que de pareilles sensibilisations soient régulièrement organisées pour atteindre les résultats escomptés. Atap Sané, le chef d'établissement du CEM3 de Sédhiou, est d'avis qu'un suivi de proximité produira les effets probants.
LES ACTEURS S'ENGAGENT !
Mamadou Diagne de l'Ong Aide et Action a relevé le speech d'un colonel de l'Armée et d'un maire professeur de sciences pour encourager les filles faire des disciplines scientifiques leur domaine de prédilection, non sans réaffirmer la détermination de son organisme, de concert avec le PAEBCA, les en accompagner. Dans le département de Bounkiling, le proviseur de Madina Wandifa, Moussa Sarr, a déj mis en route une Cellule scientifique pour incuber des génies.
Partout, les élèves ont manifesté leur volonté désormais s'y investir. Coumbamang Danso, le président de l'Union régionale des Associations de parents d'élève dit également être sur le pied de la sensibilisation. Au CEM Darfour de Goudomp, tout comme au CEM3 de Sédhiou et au lycée de Wandifa, le CAOSP y a ensemencé la graine des sciences, espérant son éclosion avec effet de contagion dans toutes les collectivités scolaires de la région.

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