Le cochon qui juge, le fermier qui l'engraisse et la rotation-tontine(Par Ibra Fall)

Le cochon qui juge, le fermier qui l'engraisse et la rotation-tontine(Par Ibra Fall)

Dakar7 Il y'a 1 semaine  Source



« Le calomniateur a le diable sur la langue, et celui qui l'écoute a le diable dans les
oreilles ». Proverbe allemand
Un responsable qui démissionne du Parti socialiste ou d'une autre formation politique,
c'est humain, ça court les rues et jonche l'histoire politique du Sénégal. C'est également
humain, qu'une démission du parti, trouve son prétexte dans une supposée mauvaise
coordination des activités, ou dans la dévolution des responsabilités.
Le démissionnaire s'empresse de rejoindre la mouvance présidentielle et se met la
disposition du président de la république au risque de créer une gêne quand ce dernier
dirige une coalition dont est membre le parti d'origine du transhumant. Qu'importe ! Il
doit préserver sa posture ainsi que ses acquis politiques, de même qu'il désire multiplier
ses chances d'intégrer le conseil des ministres en éliminant l'intermédiaire que constitue
son parti d'origine. Reconnaissons tout de même qu'il est paradoxal de quitter le Parti
socialiste pour contester les choix opérés par le Président Macky Sall, et rejoindre ce
dernier pour bénéficier des mêmes choix.
Des responsable politiques, pour des raisons plus ou moins évidentes, pensent qu'il sont
ministrables, et doivent impérativement entrer dans le gouvernement, quitte défenestrer
ceux qui y siègent . A défaut, c'est la guerre, et sus aux camarades ennemis: « Rome vous
a choisi, je ne vous aime plus ».
Dans ce genre de combat, le ministrable, peu courageux, soucieux de préserver son
intégrité, ne peut se rendre au front, et se trouve dans l'obligation d'y envoyer un
lampiste. Au Parti socialiste, le rôle de lampiste est joué par le « cochon qui juge » et qui
est la portée de tout fermier politique disposé lui assurer quelques heures de nirvâna.
C'est une tête vide, l'injure facile, et l'aise dans le mensonge; il excelle dans la
calomnie et la médisance. Plus transhumant que lui, tu meurs. Il avait quitté le Parti
socialiste, le temps de créer un machin dénommé « forces ivres de benno bok yakar ».
Sans métier, il compte sur des prébendes politiques pour survivre. A la limite, il est une
victime, mais, ne mérite aucune compassion, même s'il est connu que des responsables
politiques l'ambition démesurée abusent de sa faiblesse. Sa plus grande ambition est
d'intégrer un cabinet ministériel; ce qui n'est pas une mince affaire car il lui faudra
franchir l'étape cruciale de l'enquête de moralité exigible pour accéder tout cabinet
ministériel dirigé par un socialiste. Il est également un imposteur et un bonimenteur.
Après avoir copieusement insulté des collaborateurs du ministre Serigne Mbaye Thiam
dans les réseaux sociaux, la brebis galeuse s'est rendue Kaolack où il a loué une salle
dans un hôtel, loin du siège du Parti socialiste et aux frais du fermier qui l'engraisse, pour
y tenir un point de presse et déclarer, sans sourciller, au nom des responsables de la
région et leur insu, que ces derniers sont opposés aux choix du Président Macky Sall qui a reconduit dans son gouvernement les camarades Aminata Mbengue Ndiaye et
Serigne Mbaye Thiam. ce n'est pas du culot, c'est de l'inconscience, et le démenti de
Kaolack fut cinglant et n'a pas tardé
S'il faut entrer dans le gouvernement pour se servir, le principe de la rotation-tontine est
acceptable et sa mise en oeuvre nécessite simplement que le Président de la République
soit disposé user de son pouvoir discrétionnaire pour nommer tour de rôle les
ministrables que les partis alliés lui proposeront. Dans ce cas, pourquoi s'arrêter en si bon
chemin ? Il faudra appliquer la règle dans toutes les institutions: les mairies, l'assemblée
nationale, le haut conseil des collectivités territoriales, le conseil économique, social et
environnemental, les directions, agences, conseils d'administration etç.
Si comme le soutient Edine le Sage, « l'action politique doit être un sacerdoce, plus
qu'une fonction », et que pour cela, il faut entrer dans le gouvernement pour servir, alors,
la rotation ne se justifie pas. Le choix discrétionnaire du président de la république
s'impose tous, partisans comme alliés. Ses choix sont fondés sur son intime conviction
que les personnalités retenues ont la compétence et l'engagement nécessaires pour mener
terme la mission qu'il leur a confiée.
La compétence et l'engagement de la présidente Aminata Mbengue Ndiaye n'est plus
démontrer. De la Direction de la condition féminine au ministère de l'élevage, elle a fait
preuve d'abnégation et de dévouement dans l'exécution des missions que les chefs d'état
Abdou Diouf et Macky Sall lui ont confiées. J'en veux prouve la satisfaction manifestée
par les acteurs de l'élevage et la désillusion des pourfendeurs qui l'attendaient au détour
des fêtes de tabaski.
Quand au Secrétaire national Serigne Mbaye Thiam, nommé ministre de l'éducation
nationale en 2012, il a matérialisé la vision du président Macky Sall travers la mise en
oeuvre du programme d'amélioration de la qualité, de la transparence et de l'équité
(PAQET), le volet Education du plan Sénégal émergent (PSE).
L'oeuvre est colossale, avec la réalisation de vingt (20) projets menés de main de maître
par les responsables du département de l'éducation nationale, sous son autorité, et avec
l'appui des partenaires financiers et techniques. Il a assaini le secteur, amélioré la qualité
de l'enseignement, relevé le niveau de l'enseignant et supprimé les disparités,
principalement dans la dotation en infrastructure et en ressources. Il a informatisé le
système, démocratisé les mutations, les affectations et les nominations du personnel,
entre autré.
N'en déplaise au cochon qui juge et au fermier qui l'engraisse, les choix opérés par le
Président Macky Sall dans la mise en place du nouveau gouvernement sont cohérents et
objectifs


Ibra Fall
Secrétaire Chargé de la communication
Union départementale PS Pikine

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