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Le ministère du Commerce, de la consommation, des PME : Plus qu’un ministère de souveraineté

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Les pays en développement dépendent de la croissance économique nationale et mondiale pour réaliser leurs objectifs de développement. Le commerce est ainsi reconnu comme étant un instrument puissant pour stimuler les progrès économiques et réduire la pauvreté.

Aujourd’hui, la pauvreté est le plus grand fléau de notre temps. Pour réduire cette pauvreté, les pays en développement doivent accélérer leur croissance économique en ouvrant leurs marchés au commerce mondial.

Le ministère du commerce supervise et réglemente le commerce et l’industrie. Il est responsable du développement et de la croissance du commerce à  l’intérieur et à  l’extérieur d’un pays. Cette tâche a une très grande incidence sur la santé de notre économie nationale.
Le SENEGAL a été ravi de la nomination d’un nouveau ministre du Commerce, de la consommation, des PME. Faudrait il qu’il comprenne l’importance de la mission qui lui est assignée, surtout dans le contexte actuel.

Notre désormais ministre du commerce n’avait malheureusement pas le niveau de compétences requis pour gérer efficacement nos problèmes essentiels que sont : le pouvoir d’achat des ménages, la flambée générale des prix, la hausse des matières premières, la crise du logement, le coà»t du ciment, les prix de la farine, du pain etc.

Notre secteur privé, plus particulièrement les entreprises dites pme souffrent de manque de promotion. La majorité ont tout simplement disparu par manque de soutien et d’assistance.   Il ne faut pas oublier que ces pme constituent l’essentiel de notre économie, elles concentrent environ 40% des emplois, 25% du chiffre d’affaires et 20% de la valeur ajoutée nationale. C’est une dynamique qu’il va falloir soutenir, puisque nos statistiques révèlent que 65% des pme font faillite avant la fin de l’année de leur création en raison principalement de difficultés majeures. 

La principale difficulté étant l’accès au financement. Les pme, acteurs majeurs de l’économie Sénégalaise, représentant aujourd’hui la quasi-totalité du tissu économique entrepreneurial sont pratiquement exclus du circuit de financement pour les raisons suivantes :

-Frilosité des banques : Les pme Sénégalaises font face à  des besoins de trésorerie pour leurs dépenses de fonctionnement et d’investissement
-L’omniprésence de l’informel : Un grand nombre tiennent leur activité dans un cadre illégal, sans aucune comptabilité et la plupart ne sont pas enregistrées au service des impôts
-Système d’information déficient : manque d’outils appropriés pour établir des états financiers et un manque de ressources humaines compétentes 
-Manque de professionnalisme : déficit de formation et d’expérience en gestion d’entreprise
-Défaut de garanties etc

Face à  ces difficultés d’accès au financement, les pme sénégalaises ont comme seul refuge, le micro-crédit et les banques locales.
 
Les Missions principales du nouveau ministre du Commerce, de la Consommation, des PME

-Le ministre doit être le premier agent commercial et à  l’écoute du secteur privé.
Il doit veiller en permanence à  l’élaboration d’une structure des prix fiables, dans tous les secteurs d’activité en prenant en compte les préoccupations des entreprises surtout en cette période de fluctuation des prix des Matières Premières, des coà»ts de transport, de la hausse du dollar, etc.   

-S’entourer de ressources humaines compétentes
La ministre défenestrée s’était séparée dès son arrivée des deux piliers du ministère qu’étaient le SG et le DCI.
Deux hommes très compétents qui étaient à  l’écoute du secteur privé et qui ont su gérer dans le passé toutes les situations, sans menaces ni répression.
Ils ont eu le courage de s’opposer à  un projet bidon dénommé JAYMA MBURU. Un projet supporté par une mini association, non représentative, regroupant quelques boulangers sur les 1.800 que compte le territoire national.
                      
Ce projet deal JAYMA MBURU financé, a vécu le temps d’une rose. Véritable flop.

-Renforcer les moyens d’intervention du ministère par le contrôle économique. Il faut veiller à  ce que les règles en matière d’échanges commerciaux soient adaptées à  la taille et aux caractéristiques des entreprises des différents secteurs de l’économie.
Egalement veiller à  la protection des consommateurs, à  l’approvisionnement correct des marchés et au bon fonctionnement des circuits de distribution.

-Le ministère du commerce devra assurer l’accompagnement des pme dans la transformation des produits locaux et la promotion du consommer local. L’ancienne équipe n’avait pas compris l’importance du consommer local, raison pour laquelle nous avions constaté un manque d’enthousiasme et d’engagement lors de la dernière édition du mois du consommer local sponsorisé par UPIC, regroupement des Industriels du Sénégal.

Nous devons produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons

-Le ministère du commerce doit faciliter aux entreprises locales l’ouverture au marché de la sous-région. Malgré un potentiel exponentiel dans le continent, lié à  la consommation et la démographie, le commerce intra Africain ne représente que 15% de l’ensemble du commerce extérieur Africain. La mise en place de la ZLECAF Zone de Libre Echange devrait permettre à  nos états d’augmenter sensiblement le flux des échanges entre eux. Cependant, certaines entraves existent, telles que l’insuffisance des infrastructures et le faible niveau d’industrialisation des pays. 

Le défi de la ZLECAF est de créer un marché continental unique pour les biens et les services, garantissant la libre circulation des hommes d’affaires et des investissements. La ZLECAF est entrée officiellement en vigueur, faisant potentiellement du continent le plus grand bloc commercial du monde.

Pour conclure mon propos, je lance un appel pressent au secteur privé national, d’être force de proposition auprès de l’état. Les effets de la guerre se propagent à  grande échelle. En outre, l’augmentation des cours des denrées alimentaires et des combustibles peut fortement accroître la probabilité de troubles sociaux dans les pays les plus pauvres. De grandes difficultés auxquelles font face les pouvoirs publiques.  Les prévisions de la croissance mondiale sont revues à  la baisse pour 2022 et 2023.  Notre priorité demeure l’atténuation des répercussions de la guerre, sachant que la priorité la plus immédiate est de mettre fin à  la guerre

Amadou SECK
Directeur général EUROGERM
Président UPIC
Vice-président CNP

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