Le mouvement «Aar sunu momeel» lance l'alerte
Mieux intervenir le plus rapidement possible pour résoudre les difficultés auxquelles les villageois sont confrontés en ces périodes de forte crise économique. Pour le porte-parole du mouvement, la fermeture des marchés hebdomadaires communément appelés «Loumas» laisse passer des conséquences économiques graves dans la vie des populations rurales. Ces lieux de spéculation qui d'habitude offraient ces populations la chance de vendre leurs produits (céréales, arachide ou bétail) pour se procurer des denrées alimentaires n'apportent plus ces avantages et autres privilèges.

Une situation qui, la limite, plonge les populations rurales dans l'impasse. Car, sevrés de ces lieux où elles tirent l'essentiel de leurs revenus quotidiens et sans ressource aucune, ces populations sont aujourd'hui dans une situation de précarité absolue et ne peuvent se contenter que de ce qu'elles trouvent sur place c'est--dire le peu de réserve qui leur reste dans les greniers.

Les véhicules qui leur apportaient le poisson quotidien depuis quelques jours ont tous été stationnés, compte tenu des mesures prises dans le cadre de l'état d'urgence. Certes un mal nécessaire, mais qui fait que dans la plupart des villages, les populations peinent disposer du poisson frais et se disputent le peu de poisson sec qui reste.

Nous vous recommandons