Les agriculteurs dans l'angoisse
Alors que l'hivernage passé n'a pas été des meilleurs pour bon nombre de paysans, la longue période de soudure s'est aussi contenue dans des difficultés pour plusieurs ménages agricoles qui se sont retrouvés avec des greniers vides. Un état de fait qui a fait qu'en cette période de pandémie, plusieurs localités se sont ainsi retrouvées avec une contingence de nécessiteux qui présentaient tous des caractéristiques de vulnérabilité. Ce qui a fait que dans le cadre de l'assistance de l'Etat, après la prise en compte des effectifs du Registre national unique (Rnu) qui recense les ménages vulnérables mais aussi le ciblage communautaire qui a concerné plusieurs autres, certaines communes, soutenues par des mécènes et leurs ressortissants dans la diaspora, ont multiplié les initiatives pour voler au secours de ces ménages éprouvés par les relents de la pandémie. Aux regards des informations recueillies du côté des structures de lutte contre la faim, l'on se rend compte que «beaucoup de ménages restent toujours confrontés des difficultés pour se nourrir convenablement».

Sous un autre registre, il est aisé de constater que la restriction de tous les déplacements qui a duré plusieurs mois, a impacté négativement sur certaines productions, comme la patate et surtout l'oignon dont les exploitants ont perdu plus de 1800 tonnes. «Les lieux d'échanges que sont les marchés hebdomadaires et les grands marchés étaient fermés depuis qu'on a décrété l'état d'urgence, ces mesures ont occasionné la pourriture de plusieurs stocks qui n'ont pu être commercialisés», révèle M. Diacko, le président de l'association régionale des producteurs d'oignons.

A l'image des producteurs d'oignons, qui disent ne pas avoir encore bénéficié d'une assistance de l'Etat, plusieurs agriculteurs se trouvent dans la situation de voir leurs crédits en souffrance parce que ayant emprunté de l'argent auprès des institutions financières. Alors que l'hivernage passé n'a pas été des meilleurs pour bon nombre d'entre eux, des paysans révèlent que «la fermeture des marchés hebdomadaires et l'interdiction des déplacements, les a privés de leurs débouchés commerciaux».

Contraints préparer la présente campagne en achetant des semences et de l'engrais, les agriculteurs portent aussi ce lourd fardeau de devoir rembourser leurs crédits. Au moment où «le Ministère de l'Agriculture et de l'Equipement Rural (MAER) prévoit de doubler le budget de la campagne venir (120 milliards), pour booster les productions agricoles et endiguer les menaces de famine que fait peser l'épidémie», les voeux des agriculteurs tournent autour d'une urgente assistance et d'un accompagnement. L'autorité régionale de la direction du développement rural pied d'oeuvre dans la préparation de la campagne agricole de cette année a informé du début de la mise en place des semences.

La remarque qu'on pourrait faire en cette période de pandémie, selon le DRDR, est que cette année, le gouvernement du Sénégal, a instruit certains projets qui travaillent avec le ministère de l'agriculture, d'offrir gratuitement des semences et de l'engrais aux agriculteurs. A cet effet, «la région a déj reçu 175 tonnes de semence de riz et aussi de l'engrais fertilisant en ce qui concerne l'irriguée. Il en a été de même pour la culture sous pluie, où nous avons eu une dotation de semence de sorgho», apprend on du côté de la direction régionale du développement rural.

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