Les denrées disponibles à des prix abordables

Les denrées disponibles à des prix abordables

Sudonline Le 2020-04-01  Source
Il est 13 heures au marché Castor de Dakar. A cette fin de matinée du mardi 31 mars, le marché commence à se vider petit à petit de son monde. Les étals sont remplis de légumes et de condiments de toutes sortes. Les quelques acheteurs qui sont sur les lieux se livrent au marchandage. Au niveau des grands magasins, des sacs d'oignons et de pommes de terre sont superposés les uns aux autres. Des camionnettes sont stationnées dans l'enceinte du marché pour livrer de la marchandise notamment de l'oignon, de la pomme de terre et d'autres condiments.

Trouvé devant sa boutique, Dame Diop trouve que le marché est bien approvisionné en denrées. «Actuellement, tout est disponible au niveau du marché. Comme vous l'avez constaté, le stock est là. Je ne pense pas qu'il y ait une pénurie même s'il y a un confinement. Toutes les dispositions sont prises par les autorités pour bien ravitailler les citoyens», confie-t-il. Selon lui, les prix sont abordables car, dit-il, le kilogramme d'oignon est vendu entre 300 et 350 francs et le kilogramme de pomme de terre coûte 350 francs.

A quelques mètres, Ibrahima tient son tablier. Pour ce vendeur de légumes, le marché est en bon état contrairement à ce que les gens craignaient en cette période de crise.« Vraiment, toutes les denrées sont disponibles en quantité suffisante. Les prix aussi sont raisonnables. Je pense qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter», indique-t-il. Contrairement à Ibrahima, Oumar un autre vendeur de légumes pense que le stock qui est sur place n'est pas suffisant. «On pouvait avoir plus de stock. Mais avec le couvre-feu, les camions de marchandises rallient difficilement le marché, car ils sont arrêtés souvent par les forces de l'ordre», déplore-t-il.

Du coté des consommateurs, certains pensent que les prix sont abordables, d'autres par contre demandent une baisse des denrées de première nécessité, parce que disent-ils, les conséquences de la pandémie commencent à se faire sentir au niveau des ménages. «Jusqu'à présent, on n'a pas noté une pénurie de denrées malgré la crise qui sévit partout dans le monde. Nous demandons à l'Etat de redoubler d'efforts pour que les prix restent au moins stables», a lancé Mme Diaw, une ménagère.

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