«Les dix jours venir vont traduire l'évolution de la maladie»

«Les dix jours venir vont traduire l'évolution de la maladie»

Sudonline Le 2020-04-10  Source
Les cas communautaires sont aujourd'hui concentrés dans les zones de Keur Massar, Médina et Ouakam dans la région de Dakar. Selon notre source du ministère de la Santé et de l'action sociale que nous avons approchée hier, jeudi 9 avril, et qui préfère s'exprimer de manière officieuse, les dix jours venir vont traduire l'évolution de la maladie, savoir si avec les stratégies mises en place, la courbe va baisser ou connaitre une ascendance.

Dans le combat contre les cas communautaires, un focus sera mis, selon le spécialiste de la santé publique, sur les districts Dakar Sud, Dakar Ouest et celui de Keur Massar. Il a en outre renseigné que l'auto-confinement sera effectif pour les premiers jours sur les cas suspects afin de réduire la propagation et par la même occasion stopper la transmission communautaire. Notre source a aussi avancé : « seule la population peut aider stopper la transmission communautaire en s'impliquant davantage dans les mesures sanitaires édictées par la tutelle mais aussi en restant chez elle s'il n'y a pas urgence sortir ».

Et de faire comprendre que dans les recherches épidémiologistes, quatre pathogènes ont été retrouvés dans le nouveau coronavirus. Ce qui rend complexe la prise en charge qui diffère d'un patient atteint de Covid-19 un autre. « C'est une nouvelle maladie qui nous vient de 75% des animaux. Mais du fait que la transmission est aérienne, elle rend aussi difficile la gestion des cas mais surtout des cas communautaires, contrairement Ebola où la transmission se fait par contact direct », a-t-il renseigné.


LA GUERISON EN FLECHE AVEC PLUS DE 49%

Le Sénégal est plus de 49% de taux de guérison avec deux décès enregistrés. Pour notre source, la plupart des cas dénombrés dans la lutte présente la forme bénigne de la maladie qui peut être guérie en six jours. « C'est comme du rhume, on essaie de renforcer la défense immunitaire de la personne en donnant juste au corps ce qu'il a besoin et avec du repos, cette dernière recouvre la santé », a-t-il fait comprendre.

Et de poursuivre : « cette situation ne doit pas amener la population baisser la garde concernant les mesures de prévention. Chose qui conduit l'augmentation des cas communautaires, qu'il faut aujourd'hui impérativement arrêter ». Notre source a aussi fait des révélations sur le 2ème cas de décès au Sénégal qui a touché une femme.

Selon notre spécialiste de la santé publique, la dame faisait partie des cas bénins et non graves. Cependant, sa mort a surpris plus d'un car son état de santé était stable. « La femme est morte d'un arrêt cardiaque. Il n'y avait pas du tout de complication et elle ne faisait pas partie des cas graves », a-t-il renseigné. Et d'attester : « avec la mort de la femme, la maladie démontre une autre facette dans la manifestation. Ce qui doit nous conduire, nous médecins, envisager la mort au niveau de tout l'échelon du traitement ». Sur les patients guéris, le ministère va passer au suivi des cas pendant une période de 15 jours pour voir si ces derniers ne vont pas redévelopper la maladie.


LES COMORBIDITES, LA GROSSE PLAIE

Le Sénégal est toujours au niveau 1 de la transmission mais au stade élevé, nous fait savoir notre source. Cependant, dans la plupart des décès, ce sont les comorbidités qui en sont l'origine. Il s'agit du diabète, des personnes sous dialyse ou souffrant de cardiopathies. « Ces cas sont aujourd'hui rares dans l'enregistrement des cas et tant qu'il en est ainsi, le Sénégal peut sortir la tête de l'eau dans la lutte contre cette pandémie ». La tranche d'âge la plus touchée par la maladie demeure de 35 45 ans et de 45 60 ans. De ce fait, les femmes occupent 53% des cas», a-t-il soutenu. Concernant les femmes enceintes, la blouse blanche a souligné : « elles peuvent être touchées par la maladie mais il y a de fortes chances que le f?tus soit atteint. Il y a un risque de transmission et toutes les dispositions sont prises au Sénégal pour leur prise en charge mais surtout que l'accouchement doit se faire par césarienne tout en respectant les normes et des spécialistes dans le domaine existent dans le pays et y travaillent ».

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