Liste des titres dans le Cayor
Exploitons à nouveau le formidable ouvrage d'Oumar Ba, La Pénétration Française au Cayor, avec la transcription d'une note non signée et non datée, retrouvée dans un dossier de 1860 aux Archives Nationales. Elle contient tous les renseignements relatifs à l'organisation intérieure du Cayor et donne, en particulier, la liste des titres des différents chefs du Cayor, décrivant leurs attributions respectives. Le premier d'entre-eux est le Diaoudine-Mboul, qui convoquait les gens libres pour élire le Damel, qui conduisait les hommes libres à la guerre et qui commandait plusieurs pays, tel que le pays de Sab, de Robnane, de Diokoul, le Touhbé, le Ndande, etc. Il avait sous son autorité un Diaoudine-Mboul des captifs, qui commandait les diam-gallo à la guerre. Il y avait aussi le Lamane Diamatil, qui était nommé par le Damel et commandait le pays de Diamatil, le Djaraf Bountoukeur, également nommé par le Damel, qui commandait plusieurs pays, de même que le Diaraf Kandal, le Diogomaye et le Tième, qui commandait le pays de Gandiole et avait le doit de voler tout le monde, le Mbèye toubé, le Diambor, prince de sang, le Bédienne, le Boumi gourane, le Fara ndoute, le Gankal, qui devait être le fils d'un Damel ou d'un Beut guet, le Ndianka, le Diarga, l'Alkaty gandiole, indépendant du Tième mais qui avait également le droit de voler, etc. A cette liste d'une trentaine de titres suit une trentaine d'autres titres de chefs commandant des pays moins importants, tels que le Mbeye mboro, le Fara seuf, le Boye nener ou le Serigne gouy. Enfin suit une liste d'environ 25 titres de fonctionnaires, tels que le Khaly, Cadi du Cayor, lem Mabo, chef des griots battant le tam tam, le Djéraf peuki, auquel on devait s'adresser pour parler au Damel et qui percevait 2 paires de pagnes pour cela, le Fara moukolou, qui avait le droit d'exiger ce qui lui plaisait dans tous les villages, le Fara tane, qui avait le droit de choisir sa part dans tout butin qui revenait au Damel, le Bissib Saté, Maure du Cayor, qui avait lui-aussi sa part, le Fara couré mboul, chef de tous les cordonniers du Cayor, le Sossoô, porte-drapeau du Damel ou la Calado, femme griot qui avait toujours accès au Damel et à qui tout individu chez qui elle se présentait devait lui donner les vêtements qu'il portait? (Nota : la photo montre des chefs du Cayor, mais aussi du Ndiambour, du Baol, du Lao, etc., où d'autres formes d'organisation existaient).

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