Lutte contre la survitesse et la sous-vitesse : La SENAC installe un nouveau radar sur l'Autoroute de l'Avenir

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La lutte contre l'accidentologie sur l'Autoroute de l'Avenir est «une action conjointe» entre la gendarmerie nationale et la SECAA SA. La vitesse excessive ou inadaptée a été un facteur d'accident à titre principal ou secondaire à plus de 60% en 2019. La baisse est «trop lente et ce chiffre reste trop haut malgré les actions menées». En effet, la vitesse représente un facteur «aggravant» du nombre de blessés. Face à cette situation, l'Autoroute de l'Avenir a acquis un nouveau radar automatique.

Un investissement de 45 millions de francs Cfa

Il s'agit ici, d'un nouveau radar automatique… que l'Autoroute de l'Avenir a mis en place, en partenariat avec Vitronic. D'un coût global de 45 millions de francs Cfa, ce radar simple est composé d'une caméra, d'un flash et d'un trépied. Il s'inscrit dans cette approche préventive et répressive afin d'«améliorer» les comportements des automobilistes. L'objectif de sa mise en œuvre est de «baisser l'accidentologie et la victimologie» sur l'Autoroute de l'Avenir.

Ainsi, pour une bonne exploitation de l'appareil, la SECAA SA a initié une session de formation aux radars au profit de 4 gendarmes et 2 techniciens de maintenance de la SECAA SA pour manipuler le système. La cérémonie officielle de remise de Certificat de fin de formation s'est tenue, ce vendredi 4 décembre 2020, au niveau de l'aire de service de Dalifort, sur l'Autoroute de l'Avenir.

L'action répressive étant sur l'Autoroute du ressort exclusif de la gendarmerie nationale, ce radar sera déployé par le peloton autoroutier dès ce mois de décembre. Ce, de manière fixe, semi mobile (sur un chantier par exemple) ou mobile (embarqué dans un véhicule de gendarmerie).

«Il couvre plusieurs voies de circulation en simultané»

Selon le directeur commercial de Vitronic, Abdelhalim Kamal, le champ d'action de ce radar couvre plusieurs voies de circulation en simultané, ainsi que dans les deux sens de circulation en même temps selon les paramétrages choisis par l'opérateur. De même, la fonction flash est activée ou non. Toutes les données et les photos sont enregistrées dans l'appareil et exploitables «immédiatement ou ultérieurement» par la gendarmerie.

Il signale que l'appareil permet de contrôler la vitesse maximale du véhicule et peut faire la différenciation entre un véhicule de poids lourd et poids léger.

Il détecte «tous les comportements anormaux» du conducteur

Abdelhalim Kamal souligne qu'au-delà du contrôle de vitesse, ce type de radar permet également de photographier des «comportements anormaux» tels que l'usage du téléphone portable au volant ou le défaut du port de la ceinture de sécurité, entre autres.

Pour Amadou Thiam, responsable viabilité-sécurité de la SECAA SA, ce nouveau radar automatique Poliscan FM1, fourni par la société Vitronic, «renforce de manière significative la capacité du peloton de gendarmerie autoroutière sur l'Autoroute de l'Avenir dans le domaine du contrôle de vitesse».

«Une bonne chose» pour le peloton autoroutier

L'adjudant Emmanuel Diédhiou, commandant de peloton autoroutier, pour sa part, s'est réjoui de l'acquisition de cette haute technologie. «L'avènement de ce radar est une bonne chose pour nous parce qu'on l'attendait depuis longtemps», s'est-il réjoui. Avant d'ajouter que l'autoroute à péage, dans sa particularité, enregistre «beaucoup d'accident à cause des excès de vitesse ou des défauts de vitesse».

Il renseigne que le peloton était doté de pistolets laser jusque-là.

En complément de l'action de la gendarmerie et dans le cadre de sa politique de prévention routière, la SECAA SA utilisera également ce radar à des fins statistiques et pédagogiques.

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