LUTTE SYNDICALE : Dame Mbodji appelle un changement de pardigme

Après avoir voué ses camarades de lutte syndicale aux gémonies, le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire/Authentique, Dame Mbodji, a invité, hier, un changement de paradigme pour amener le gouvernement respecter ses engagements.

Dans sa déclaration de rentrée rendue publique hier, le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire/Authentique a dressé un tableau très sombre du système éducatif sénégalais. En ce début d'année académique, Dame Mbodji pense que "l'école sénégalaise vient d'entamer un millésime nouveau départ de son histoire déj bicentenaire, après que, comme toujours, les résultats aux différents examens, du préscolaire au supérieur, ont été catastrophiques, malgré le budget faramineux consacré son fonctionnement par le contribuable sénégalais pressuré de mille manières''.

Pour le syndicaliste, "le gouvernement continue de faire des promesses qui n'engagent que ceux qui y croient, tandis que les enseignants, démotivés et désabusés, s'apprêtent regagner les classes pour y dispenser des cours des potaches goguenards qui ne ratent aucune occasion de les tourner en bourrique''.

Il déplore ainsi le non-respect des engagements auxquels l'Etat a pourtant souscrit. "Après cinq longues années courir derrière le respect d'accords signés, le moment est venu de se rendre l'évidence que ce régime n'a que du mépris pour les enseignants''.

Pour faire face cette situation, Dame Mbodji appelle ses camarades changer de fusil d'épaule. Selon lui, il est temps d'enclencher de nouvelles dynamiques et de s'inscrire résolument dans des perspectives de luttes innovantes pour que justice se fasse. "Face cette déliquescence généralisée du système, les pontes syndicaux de la kyrielle d'organisations qui composent le landerneau enseignant se sentent obligés de monter chacun au créneau, dans une parfaite cacophonie, pour donner de la voix et faire assaut de rodomontades, afin de justifier les cotisations syndicales provenant des maigres revenus des collègues craie en main dont ils se repaissent sans contrepartie aucune'', déplore-t-il.

Dame Mbodji persifle ainsi que "la palme de cette mascarade indécente revient incontestablement aux appareils des syndicats du moyen secondaire membres du G6 qui ont le toupet de promettre l'enfer l'employeur après avoir, en 2018, brisé la mobilisation exceptionnelle des enseignants l'autel d'intérêts mesquins avant de s'aplatir toute l'année scolaire 2018-2019 pour ne pas gêner la réélection de leur partenaire''.

Ces syndicalistes de la participation responsable, fulmine-t-il, "ont le front de s'étonner que les lenteurs administratives persistent, que les rappels dus aux enseignants et estimés plus de cent milliards sont payés au compte-gouttes, que les spoliations partir de la surimposition font légion, que la révision du système de rémunération des agents de la Fonction publique est jetée aux calendes grecques, que les prêts Dmc sont toujours gelés, que beaucoup de sortants des écoles de formation sont injustement contraints au chômage, que l'essentiel des accords signés le 17 février 2014, notamment celui sur les passerelles professionnelles sont en train d'être dévoyés, comme si ce n'était pas ce dont ils avaient convenu avec la première dame, lorsqu'elle les avait reçus dans sa résidence privée de Mermoz'', dénonce Dame Mbodji. Qui accuse ses camarades de lutte d'avoir trahi la cause enseignante.

AIDA DIENE

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